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Voici les enjeux de l’accès de la Mauritanie au FRD du FMI

Jeudi 14 Mars 2024

La Mauritanie aura bientôt accès au Fonds fiduciaire de Résilience et de Durabilité (FRD) institué par les Fonds Monétaire International (FMI), selon un communiqué publié lundi dernier, au terme d’une mission de l’institution financière qui s’est déroulée du 26 février au 08 mars 2024.


Une annonce dans la foulée de laquelle le Ministre de l’Economie et du Développement Durable, Abdelsam ould Mohamed Saleh, a présenté une communication relative à cette éligibilité, à l’occasion de la réunion hebdomadaire du gouvernement du mercredi 13 mars 2024.
Ces ressources s’élèvent « à 258,71 millions de dollars, soit 9,83 milliards de MRU, qui seront décaissés  entre janvier 2024 et octobre 2026 ». Ce fonds va jouer un rôle important « dans la résilience et la durabilité pour aider les pays à faible revenu à relever les défis structurels liés notamment au changement climatique et aux pandémies.
Dans le cas de la Mauritanie, ce programme est bâti sur 4 axes principaux : l’intégration de la dimension climat dans la gestion des finances publiques et des investissements publics.
La protection sociale contre les chocs climatiques.
La dé carbonisation.
Le renforcement de la visibilité financière et le cadre institutionnel de la gestion de l’eau ».   
 
 

Amadou Seck Seck





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L’opposition déplore des atteintes répétées à la liberté

Le Pôle de la Coalition de l’Opposition Démocratique (PCOD), regroupant plusieurs partis politiques et organisations “exprime une vive préoccupation, suite à l’interdiction, par les autorités, d‘une activité publique prévue le 11 février, pour l’annonce de la création d’une alliance électorale, ainsi que l’entrave illégale de la tenue de certaines assemblées générales constitutives de partis politiques et les obstacles pour l’accès aux parrainages” dans une déclaration envoyée à “Nouakchott Times”.

La nouvelle alliance électorale concernée par l’activité interdite, regroupe la mouvance RAG du député Biram Dah Abeid, l’Alliance pour la Justice et la Démocratie/Mouvement pour la Réconciliation (AJD/MR), la mouvance de Mohamed Abdel Aziz, ancien président de la République et d’autres organisations.
Le document pointe “des décisions, manifestement illégales, qui soulèvent de nombreuses interrogations quant au respect des libertés publiques, garanties par la constitution, notamment la liberté de réunion, d’expression et d’organisation politique.
Au delà des implications juridiques, ces restrictions de liberté sont de nature à affecter le climat de confiance et d’apaisement, que notre pôle considère comme une condition essentielle à la réussite d’un dialogue national sérieux et constructif. Cette exigence, avait été clairement exprimée à son Excellence, le président de la République, lors de notre rencontre le mois dernier, en amont du lancement du processus de dialogue national”.
Rapportés au contexte national, les faits dénoncés dans la déclaration “peuvent être perçus comme des signaux préoccupants, susceptibles d’alimenter des doutes quant à l’existence d’une Volonté réelle d’instaurer un cadre véritablement propice au dialogue et à l’ouverture démocratique”.
  Par ailleurs, le pôle de l’opposition démocratique déplore “des attitudes et déclarations injustifiés de certains acteurs politiques, susceptibles d’alimenter les incompréhensions, ou les malentendus artificiels, préjudiciables à la sérénité et à l’apaisement du climat politique, notamment au sein de l’opposition dans toute sa diversité.
 Le PCOD rappelle que l’engagement en faveur du dialogue national, lorsqu’il repose sur des principes, des garanties et une volonté sincère de réforme, ne saurait être réduit à des jugements hâtifs ou attaques personnelles, incompatibles avec l’exigence de responsabilité et de respect mutuel entre forces politiques”.
La déclaration demande “qu’il soit mis fin aux tentatives de sabotage du dialogue, émanant de milieux hostiles à toute réforme sincère, qui brandissent l’argument d’un prétendu et impensable troisième mandat, afin de perturber la sérénité du débat démocratique”.
 

Amadou Seck Seck
15/02/2026