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Stratégie d’excellence : l’ex premier Ministre australien, débarque à BLS International

Mercredi 1 Juillet 2026

Scott Morisson, ancien premier Ministre australien, rejoint BLS International, en qualité de conseiller stratégique mondial “pour accompagner une option orientée vers L’excellence et de croissance durable” annonce une déclaration de la multinationale, indienne, consultée mercredi par Nouakchott Times.


BLS International Services LTD, est un partenaire mondial de référence des gouvernants dans le domaine des services aux citoyens, des visas et des solutions GovTech, reposant sur l’intelligence artificielle et les technologies numériques.
En accueillant l’ex premier Ministre australien “BLS International entend s’appuyer sur l’expertise de Mr Morisson, en matière d’économie, de commerce international et de politiques publiques, afin d’accompagner sa vision de croissance à long terme, fondée sur l’innovation technologique, la transformation des services publics, l’excellence opérationnelle et le renforcement des partenariats institutionnels durables, à travers le monde” explique la déclaration de la société.
Scott Morrisson a consacré une grande partie de sa carrière aux questions liées à l’économie de marché, à la régulation financière, aux infrastructures et à la diversification commerciale. Il dispose également d’une solide expérience dans l’écosystème des Conseils d’Administration, des fonds d’investissement et des cabinets internationaux de conseils stratégiques.
Dans cet esprit, la déclaration de BLS International rappelle, la riche carrière politique et diplomatique d’un leader “qui a joué un rôle central dans le renforcement de la coopération internationale, en tant que membre fondateur du groupe des dirigeants du Quad réunissant l’Australie, l’Inde, le Japon et les Etats-Unis, qui a contribué à l’élévation des relations entre l’Australie et l’Inde, au niveau d’un partenariat stratégique global”.
Ainsi, Mr Scott Morrison présente le profil d’un dirigeant dont “l’accompagnement permettra à BLS International de renforcer sa compréhension des grandes tendances qui façonnent l’avenir des services destinés aux citoyens, de la mobilité internationale et la transformation numérique des administrations publiques”.      
    
                                Réactions des acteurs
 
Réagissant à l’arrivée de l’ex premier Ministre australien, dans les rangs de BLS International, le président de l’institution, Diwakar Aggarwal, note que “les gouvernements du monde entier connaissent aujourd’hui, une transformation rapide portée par des avancées technologiques, l’évolution des attentes des citoyens et un environnement mondial toujours plus interconnecté.
 L’expérience de Scott Morrisson, à la tête d’une grande nation, ainsi que sa maitrise des enjeux liés à la gestion des institutions publiques, constituent un atout stratégique précieux pour BLS International, qui accompagne déjà de nombreux gouvernements dans la fourniture des services sécurisés et efficaces, centrés sur les citoyens.
Une expertise qui contribuera à renforcer notre stratégie de croissance à long terme, approfondir notre compréhension des priorités gouvernementales, soutenir l’innovation dans la prestation des services et accroître notre capacité à créer de la valeur pour les administrations et les citoyens”.
Pour sa part, Scott Morisson, ancien premier d’Australie, explique “BLS International s’est imposée comme un partenaire de confiance pour les gouvernements, dans de nombreuses régions du monde, grâce à son expertise opérationnelle et sa capacité de fournir des services publics performants et centrés sur les besoins des usagers.
Je me réjoui de pouvoir accompagner l’entreprise dans cette nouvelle phase de croissance et de contribuer à la réflexion stratégique, alors que les gouvernements cherchent à répondre aux attentes des citoyens et des voyageurs internationaux.
L’avenir des services publics reposera sur la capacité des gouvernements et leurs partenaires à conjuguer innovation, sécurité, efficacité et intégrité, afin de proposer des services véritablement centrés sur l’expérience utilisateurs.
BLS International est appelée à jouer un rôle de plus en plus important, dans cet écosystème grâce à l’élargissement constant de son offre de service G2C et son engagement aux côtés des administrations publiques”.
Fondée en 2005, BLS International, est actuellement l’un des principaux partenaires mondiaux des gouvernements dans le domaine de la mobilité internationale, des services consulaires et des services aux citoyens.
Cotée en bourse, l’entreprise affiche une capitalisation supérieure à 1,2 milliards de dollars américains.
A ce jour, BLS International a traité plus de 360 millions de demandes de visas, collabore avec 46 gouvernements et opère dans plus de 100 pays.
Le groupe s’appuie sur plus de 60.000 collaborateurs à travers le monde et un réseau de plus de 50.000 centres de services, garantissant des processus standards, sécurisés et efficaces.
Partenaire mondial de confiance, spécialisé dans les services technologiques pour les gouvernements et les citoyens, BLS International, jouit d’une réputation irréprochable dans le domaine du traitement des demandes de visas, passeports, services consulaires e-gouvernance, attestations, biométrie, E-visas et services de détails.
Cette société, figure parmi les références du paysage économique indien, avec un palmarès de plusieurs distinctions nationales et régionales.
 

Amadou Seck Seck





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Passif Humanitaire : l’UFP pour une justice transitionnelle

Le Passif humanitaire en Mauritanie, est un euphémisme, qui désigne de graves crimes perpétrés sous la responsabilité des services d’un état, qui a pleinement usé de ses prérogatives de puissance publique, contre des citoyens, ciblés en raison de leur appartenance communautaire.

Ce concept, recouvre des faits criminels, véritables troubles à l’ordre public national et international, commis entre 1989 et 1991 : expulsions massives de populations issues de la communauté négro africaine, vers le Sénégal et le Mali, exécutions extra judiciaires de plusieurs centaines de militaires dans différentes garnisons, tortures, spoliation des terres dans la vallée du fleuve, pertes d’emplois touchant des agents de l’état et du privé.
Pour solder les comptes sanglants  de cette période et refermer, une page douloureuse de l’histoire de la Mauritanie, l’Union des Forces de Progrès (UFP), à travers la voix du Pr Lô Gourmo, vice-président, avocat au barreau de Nouakchott, propose la formule de la justice transitionnelle. 

PASSIF HUMANITAIRE : POURQUOI LA JUSTICE TRANSITIONNELLE PLUTÔT QUE LA JUSTICE ORDINAIRE ?

Intervention de Gourmo Abdoul Lô- Conférence- Débat de l'UFP du 12 juillet 2026

Mesdames et Messieurs,

La question que je voudrais évoquer rapidement ici aujourd'hui est  fondamentale.

Pourquoi parler de justice transitionnelle ? Pourquoi ne pas laisser la justice ordinaire faire son travail ?

Après tout, lorsqu'un crime est commis, la réponse normale est de saisir les tribunaux, d'identifier les responsables et de les juger. C'est le principe même de l'État de droit.

Mais le passif humanitaire mauritanien n'est pas une affaire pénale ordinaire.

Il ne s'agit pas d'une serie continue d'actes et de faits d'une gravité extrême commise certes par des individus mais dans le cadre et dans le contexte d'une politique d'Etat, explicite ou implicite dirigée contre des citoyens mauritaniens en raison de leur appartenance identitaire. Ces actes ne sont donc pas  isolés; ils ne sont pas non plus de simples  abus de pouvoir commis par des agents publics.

Nous sommes face à une succession de violations graves des droits humains : exécutions extrajudiciaires, disparitions forcées, expulsions, déportations, spoliations, discriminations et destructions de vies humaines. Ces actes se sont produits dans un contexte où des institutions de l'État ont été impliquées.

Autrement dit, nous sommes devant une crise nationale, et non devant une simple addition de dossiers judiciaires.

C'est précisément dans ce type de situation que la justice transitionnelle trouve sa raison d'être.

La justice ordinaire cherche avant tout à répondre à une question : qui est coupable ?

La justice transitionnelle pose une question plus large : comment notre pays a-t-il pu en arriver là, et que devons-nous faire pour que cela ne se reproduise jamais ?

Elle ne remplace pas la justice pénale. Elle se situe sur un tout autre plan de jugement. L'Etat qui assume la pleine responsabilité des crimes commis en son nom ou sous son couvert cherche et trouve avec les victimes les conditions les plus avantageuses pour la paix sociale et la satisfaction pleine et entière des victimes sans s'enferrer dans l'impasse des règles et procédures formelles souvent inadaptées de la justice ordinaire.

Elle ne se focalise pas  sur la  la sanction pénale présente et valorise pour sa part, quatre dimensions essentielles : la vérité, la réparation, la mémoire et les garanties de non-répétition.

La première exigence est la vérité.

Les victimes ont le droit de savoir ce qui s'est réellement passé.

Les familles ont le droit de connaître le sort de leurs proches.

Le pays a le droit de connaître son histoire.

Sans vérité, il n'y a ni confiance ni réconciliation.

La deuxième exigence est la reconnaissance.

Les victimes ne demandent pas seulement des indemnisations.

Elles demandent que la Nation reconnaisse publiquement qu'une injustice leur a été infligée ainsi que le prescrit notre sainte réligion.

Cette reconnaissance est parfois plus importante encore que la réparation matérielle.

La troisième exigence est la réparation.

Réparer, ce n'est pas acheter le silence.

C'est restituer des droits, réhabiliter des personnes, réparer des préjudices, rendre leur dignité aux victimes et à leurs familles.

Enfin, la quatrième exigence est la non-répétition.

Une société responsable ne regarde pas seulement le passé.

Elle réforme ses institutions pour empêcher que les mêmes causes produisent les mêmes effets.

C'est pourquoi une véritable justice transitionnelle comporte aussi un volet portant sur des réformes institutionnelles : une justice indépendante, une administration impartiale, des forces de sécurité respectueuses des droits de tous et une lutte résolue contre toutes les formes de discrimination.

Je voudrais également dissiper un malentendu.

Justice transitionnelle ne signifie pas impunité.

Elle ne signifie ni oubli, ni amnistie automatique, ni pardon imposé.

Au contraire.

La justice transitionnelle refuse de réduire un drame national à quelques procès pénaux.

Elle cherche à traiter l'ensemble du problème, en mettant en avant les droits des victimes, en promouvant leur accord ainsi que les intérêts de la nation entière.

Il faut également éviter une autre erreur : celle de la culpabilité collective.

Les responsabilités sont individuelles dans la commission des faits à la connaissance desquels les victimes et l'ooinion ont droit. La redevabilité elle, relève de l'Etat qui assume les conséquences de son instigation ou de ses négligences coupables. 

Aucune communauté, aucune ethnie, aucune région ne doit porter le poids des crimes commis par certains de ses membres.

Le but n'est pas de diviser davantage les Mauritaniens.

Le but est de rétablir la vérité afin de reconstruire durablement l'unité nationale.

À mes yeux, la vraie question n'est donc pas : justice ordinaire ou justice transitionnelle ?

La vraie question est : comment construire une justice capable de répondre à la gravité exceptionnelle du passif humanitaire ?

La réponse est claire.

Nous avons besoin d'une justice transitionnelle qui intègre les principes et les valeurs de la justice ordinaire sans être paralysée par ses procédures ou ses assertions vengeresses.

Une justice qui établisse la vérité.

Une justice qui reconnaisse les victimes.

Une justice qui se fonde sur la responsabilité principale de l'Etat.

Une justice qui répare.

Une justice qui réforme les institutions.

Une justice qui garantisse que plus jamais notre pays ne revive de telles tragédies.

Mesdames et Messieurs,

La paix durable ne se construit ni sur l'oubli ni sur le déni.

Elle se construit sur la vérité.

Elle se construit sur la justice.

Elle se construit sur la reconnaissance des victimes.

Et elle se construit sur la volonté collective de faire en sorte que de telles tragédies ne puissent plus jamais se reproduire.

C'est pourquoi je suis convaincu que la justice transitionnelle n'est pas une justice d'exception. Elle est une justice de compromis. C'est pour cela que notre parti, l'UFP préconise une entente directe entre l'Etat et les victimes et soutient la mise sur pied d'une Commission Nationale de Réglement du Passif humanitaire, composée de ces deux principales parties auxquelles s'adjoindront des personnalités indépendantes connues pour leur sagesse et représentatives des composantes du pays.

Car, ainsi pourrait s'établir le préalable de de notre justice transitionnelle qui, ainsi sera la forme de justice  la plus adaptée aux circonstances lorsque c'est toute une Nation qui doit guérir de son passé.

Je vous remercie.

12/07/2026