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Vers une évacuation de l’ex président Aziz ?

Lundi 6 Janvier 2025

Va-t-on vers une évacuation de Mohamed Abdel Aziz, ancien président de la République, vers la France ?


Suite à une requête introduite par le collectif de ses avocats, et après plusieurs jours de vive polémique, la chambre criminelle de la cour d’appel de Nouakchott a désigné 2 spécialistes, à l’effet d’établir une  expertise médicale relative à l’état de santé de l’ex homme forte de Nouakchott.
Les 2 hommes de l’art  recommandent une évacuation hors de Mauritanie.
 Le Pr  Ahmed Eba El Welaty (cardiologue) et le Dr Kemal Ahmed Sidi, chirurgien, orthopédiste et traumatologue, parlent « d’un coronarien stable, qui présente une arthrose du genou gauche invalidante en poussées rapprochées, nécessitant l’implantation d’une prothèse du genou, afin de lui permettre de pratiquer une activité physique, indispensable à la prévention secondaire de sa pathologie coronaire.
Cette chirurgie est faisable en Mauritanie, mais il est préférable de transférer le patient dans un centre de référence dans la chirurgie du genou, idéalement en Europe, afin de bénéficier d’une prise en charge  optimale dans les meilleurs délais ».
Mohamed Abdel Aziz a été condamné à 5 ans de prison ferme, par une cour chargée de la lutte contre la corruption, en janvier 2023.
Il a fait appel contre cette décision dénoncée comme une commande politique.          
 







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Affaire des députées de IRA :la défense dénonce une obstruction à l’exercice du mandat

Le collectif des avocats de la défense de Mariam Cheikh et Ghamou Achour, députées de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), dont la peine a été réduite à 2 ans de prison en appel, assortie de la perte des droits civiques sur une période de 5 ans, le 08 juillet dernier, a fait face à la presse jeudi soir.

Une rencontre au cours de laquelle, les avocats ont dénoncé la violation des droits de leurs clientes, notamment l’obstruction à l’exercice du mandat de député, en dépit d’une décision du Conseil Constitutionnel, constant que ces deux élues, ne sont pas frappées de la perte de celui ci.
Une décision du Conseil Constitutionnel, qui s’impose à toutes les autorités de la République.
 Face à la presse, maitres Yarba, Ahmed Youssouf Cheikh Sidya, Cheikh Hindi et leurs collègues, ont déclaré avoir “suivi, avec une grande attention, tous les développements procéduraux, judiciaires et les péripéties, qui empêchent nos clientes de reprendre l’exercice régulier et serein de leur mandat parlementaire, au sein de l’Assemblée Nationale”.
Le collège des avocats de la défense des 2 députées, est revenu sur les éléments Factuels et de droit, en rappelant “le décret de grâce, pris par le président de la République, portant sur la remise de la partie non purgée de la peine privative de liberté” prononcée à l’encontre des 2 députées.
 Un acte présidentiel “qui ne comporte aucune disposition relative à la peine complémentaire d’interdiction d’exercer les droits civiques prononcée par la chambre correctionnelle de la cour d’appel dans son arrêt du 08 juillet 2026.
Une décision par laquelle, la juridiction d’appel “après avoir requalifié les faits, a Condamné les 2 députées, à une interdiction d’exercer leurs droits civiques et civils Pendant une période 5 ans.
Cependant, cet arrêt ne prononce en aucune de ses dispositions, la déchéance de leur mandat parlementaire. Du reste, le tribunal en question n’y avait pas droit.
Et toute état de cause, cet arrêt été frappé d’un pourvoi en cassation devant la cour suprême en raison des graves entorses à la loi”.
Les avocats ont par ailleurs, convoqué l’article 7 du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale, une loi organique, en vertu de laquelle “le procureur général, est expressément tenu de donner avis des décisions judiciaires, privant tout parlementaire de ses droits civiques et civils au Conseil Constitutionnel, seul compétent pour constater, le cas échéant, la vacance de leur siège”.
Des éléments factuels et de droit, en dépit des quels “nos clientes, sont purement et simplement empêchées par des moyens coercitifs, d’accéder aux locaux de l’Assemblée Nationale” déplore  le collectif des avocats de la défense de la défense des 2 députées.   
 

17/07/2026