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Sit-in contre la date butoir pour la fin de l’enrôlement complémentaire

Samedi 30 Décembre 2023

La date butoir pour la fin de l’enrôlement complémentaire, fixée au 31
décembre 2023, par le gouvernement, approche à un grands pas.


Une perspective qui suscite une vive inquiétude chez de nombreuses personnes,
confrontées au problème de l’accès à l’état civile.
C’est pour face à cette situation et alerter, le président de la République, le
gouvernement, l’opinion nationale et internationale, que la Coordination pour
l’Enrôlement de tous les Mauritaniens (CEM), a organisé un sit-in de
protestation à la place de la liberté, située entre la présidence de la République
et l’assemblée nationale, nouveau mur des lamentations pour les citoyens de
Nouakchott, jeudi.
Une manifestation à laquelle ont participé plusieurs personnalités au rang
desquelles on notait Hamidou Wane, activite, les députés Khali Diallo et Balla
Touré, Coumba Dada Kane, ex députée, ainsi que plusieurs individus exhibant
« les preuves » de leurs difficultés d’accès à l’état civile.
Les manifestants ont dit non à la date butoir du 31décembre 2023, annoncée
par le gouvernement pour la fin de l’opération d’enrôlement complémentaire.
Au-delà de cette date, les mauritaniens âgés de plus de 6 ans, non enrôlés,
seront tenus de solliciter un magistrat, dans l’espoir de se faire délivrer un
jugement supplétif, donnant droit la délivrance d’une déclaration de
naissance par l’Agence Nationale du Registre des Population et des Titres
Sécurisés (ANRPTS).







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La défense des militantes en détention dénonce diverses formes d’humiliation

Le collectif des avocats de la défense de Mariam Cheikh Dieng, Ghamou mint Achour, députés de la mouvance abolitionniste, élues sous les couleurs de Sawab et Warda Souleymane, journaliste, en détention provisoire à la maison d’arrêt des femmes, depuis une dizaine de jours, dénonce “diverses formes d’humiliation infligées” à ses clientes, dans une déclaration rendue publique vendredi.

Les avocats signalent “des atteintes à la liberté, des violations systématiques de la loi, des conventions internationales et des dispositions réglementant le traitement des personnes placées en détention et tous les textes relatifs, au fonctionnement des établissements pénitentiaires”.
La déclaration des avocats relève “avec consternation et regret, l’isolement total de Mariam Cheikh Dieng et son nourrisson de moins de 5 mois, ainsi que l’interdiction faite à Ghamour Achour, de pratiquer des exercices physiques qui lui sont médicalement prescrits”.
Par ailleurs “bien avant qu’elles ne soient membres du parlement, les 2 députés déjà ont fait l’objet d’une procédure sommaire de flagrant délit.
 Cette fois, le même procédé se répète, violation de la loi, dans une tentative manifeste de soustraire l’examen de leur cas aux députés, afin de pouvoir les incarcérer en toute facilité, en catimini” rappelle le communiqué des avocats.
La déclaration s’indigne par la suite du cas de la journaliste, Warda Souleyman “victime d’actes encore plus graves. Des éléments de la garde nationale, chargés de la sécurité de la prison, n’ont pas hésité à la brutaliser physiquement, la traînant sans ménagement, lui assenant de violents coups de bâtons et de matraques, jusqu’à ce qu’elle entre dans un état comateux, devant l’ensemble des détenus et du personnel administratif”.
Des faits “enregistrés par les caméras de surveillance de la prison, qui fonctionnent H24” ajoute le communiqué des avocats de la défense.
 

02/05/2026