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Salon de l’Emploi et de la Formation professionnelle

Jeudi 17 Avril 2025

Dans un contexte de chômage aigu, surtout chez les jeunes, le gouvernement et le secteur privé représenté par l’Union Nationale du Patronat de Mauritanie (UNPM), à travers la Fédération des Services, travaillent en synergie pour faire face aux enjeux et défis du secteur.


C’est dans ce cadre, que le Centre International des Conférences de Nouakchott (CICN) a abrité un Salon sur l’Emploi et la Formation Professionnelle, mardi et  mercredi.
Du côté du gouvernement, l’organisation de ce forum a impliqué les  ministères de l’Autonomisation des Jeunes, de l’Emploi, des sports et du service civique, de la formation professionnelle, de l’artisanat et des métiers et les Partenaires Techniques et Financiers.
Ces journées ont permis des échanges riches, entre acteurs publics,  privés et demandeurs d’emplois, dans un cadre formel « sur divers sujets liés à la question de l’emploi : les lois et règlements, la formation professionnelle, l’accès aux financements ».
 

Enjeux multiples

Les participants à ces 2 journées, ont abordé  de nombreux sujets  liés à l’emploi et la formation professionnelle à travers une série de panels : L’employabilité des jeunes, les niches actuelles et le potentiel dans le domaine de l’emploi.
La qualité de l’offre nationale de formation et d’insertion des jeunes.
Efficacité et limites des politiques publiques d’emploi des jeunes. Création et développement des Petites et Moyennes Entreprises (PME), véritables baromètres de mesure du climat des affaires.
Les recommandations formulées à l’issue de ces 2 journées seront prises en compte dans les politiques gouvernementales, selon les ministres présents au cours de la rencontre.
 










Amadou Seck Seck





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Mauritanie. Comment expliquer un si faible taux de réussite au BAC? Réponses d’enseignants

Le360 Afrique

La Mauritanie continue d’afficher l’un des taux de réussite au baccalauréat les plus faibles au monde. Cette année, seuls 13% des candidats ont été admis, un taux qui reflète la profonde crise dans laquelle se débat le système éducatif mauritanien depuis des décennies.

Ce ne sont pas les résultats de cette année qui pourraient améliorer le taux de réussite au BAC comparativement aux précédentes sessions.

Selon les résultats officiels, 8.188 candidats ont été déclarés admis au niveau des différentes branches lors de la première session du BAC, soit un taux de réussite de seulement 13,56%.

En dépit d’une amélioration par rapport aux années précédentes, le taux de réussite au BAC, toutes filières confondues, est de15%, dépassant de très peu ceux de 2021 et 2022 qui s’établissaient à 8 et 12%

Ces résultats généraux de la première session sont en décalage avec ceux des établissements d’excellence qui ont connu un taux de réussite de plus 64%. Un énorme contraste, qui nourrit la crainte d’une école à deux vitesses.

Après l’annonce des résultats catastrophiques, deux acteurs du secteur de l’éducation expliquent les facteurs derrière cet échec.

Mohamed Jeilany, du syndicat Noor relève que «13% est un taux d’admission très faible qui s’explique par un certain nombre de facteurs objectifs: programme annuel accéléré et même parfois non achevé, devoirs et bacs blancs non pris en compte, classes pléthoriques et coefficients trop élevés pour les matières principales par rapport aux sujets secondaires».
Mohamed Yedaly, syndicaliste explique: «la faiblesse du taux de réussite au BAC peut s’expliquer par des sujets longs et compliqués, la non prise en compte des résultats du travail annuel (compositions et BAC blanc) et un environnement ouvert, marqué par les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle qui détournent les enfants et réduisent le temps consacré aux révisions».

Conséquence de ce taux de réussite catastrophique, explique le syndicaliste il y a «le risque de voir 55.000 enfants exclus pour l’année prochaine à cause de l’âge limite des candidats au baccalauréat fixé à 22 ans».

Rappelons que le pays comptait 64.532 candidats dont 60.376 se sont présentés aux examens du baccalauréat.


Par Amadou Seck (Nouakchott, correspondance)

Le 25/07/2026 à 12h01

Le360 Afrique

Amadou Seck Seck
26/07/2026