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Publication de Papy Kanne Activiste

Mardi 7 Octobre 2025

Depuis la France, l’ancien patron du Groupe Avenir Communication, Madiambal Diagne, revient sur le devant de la scène en dénonçant ce qu’il qualifie de « complot politique » destiné à le faire tomber.


Publication de Papy Kanne Activiste
Dans une déclaration offensive, il dénonce une traque judiciaire menée contre lui, sa famille et ses proches, qu’il relie directement au régime de l’actuel Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko.
‎Madiambal Diagne affirme faire l’objet d’une enquête judiciaire l’accusant notamment d’escroquerie portant sur des deniers publics. Il réfute catégoriquement les accusations, expliquant n’avoir signé aucun contrat avec une entité publique, n’avoir participé à aucune négociation d’un marché public, et n’avoir reçu aucun virement du Trésor public sur ses comptes bancaires.
‎Il précise que sa société, Sci Pharaon, créée en 2016, a signé un contrat commercial avec la société française Ellipse Projects en 2020, pour de l’assistance en maîtrise d’ouvrage et des travaux techniques. Ce contrat, selon lui, s’inscrit dans le cadre d’un marché remporté par Ellipse Projects au Sénégal, où Sci Pharaon n’aurait été qu’un sous-traitant parmi une cinquantaine d’autres entreprises sénégalaises. Les paiements, soutient-il, ont été faits par virement bancaire via les institutions financières locales, sur la base de factures régulièrement acquittées. « Rien de plus banal que cela », martèle-t-il.
‎Mais selon lui, l’affaire dépasse largement le cadre juridique. Il accuse le régime de Sonko de mener une offensive ciblée pour atteindre non seulement sa personne, mais aussi l’ancien président Macky Sall, avec qui il est supposé entretenir des liens. Il évoque un enjeu politique clair : faire tomber les figures emblématiques de l’ancien système.
‎La suspicion prend un tour particulier lorsque Madiambal révèle que l’avocat personnel d’Ousmane Sonko, Me Ciré Clédor Ly, est devenu l’avocat principal d’Ellipse Projects au Sénégal depuis juin 2024, soit deux mois après l’arrivée de Sonko à la primature. Il raconte qu’en septembre 2024, Olivier Picard, patron d’Ellipse Projects, a été reçu par le Premier ministre lors d’une audience facilitée par cet avocat, qui aurait présenté Picard comme « l’homme qui lui a sauvé la vie », en référence à une prise en charge médicale en France.
‎Selon les confidences rapportées par Picard à Madiambal Diagne, Ousmane Sonko aurait manifesté une hostilité marquée à l’égard de ce dernier et de Macky Sall, cherchant à évaluer leur implication dans le projet. Picard aurait affirmé avoir clairement démenti toute implication directe de Macky Sall, et rappelé que Sci Pharaon n’était qu’un sous-traitant.
‎En toile de fond, l’État sénégalais traînerait une ardoise de plus de 75 milliards de francs CFA envers Ellipse Projects, ce qui pourrait, selon Madiambal Diagne, expliquer le climat de tension et certaines manœuvres actuelles, pour éviter une action judiciaire internationale.
‎À la mi-septembre 2025, lors d’un dîner à Paris, Me Ciré Clédor Ly aurait informé Olivier Picard qu’un rapport de la CENTIF (Cellule nationale de traitement des informations financières) avait été finalisé et que le procureur du Pôle financier aurait saisi le président de la commission d’instruction en vue de l’inculpation de Madiambal Diagne, de son épouse et de son fils. Ce dernier aurait également reconnu que la véritable cible de l’enquête n’était pas Ellipse Projects, mais bien Madiambal Diagne, dans une tentative de trouver un lien compromettant avec Macky Sall.
‎Le ton se durcit lorsque l’ancien patron de presse évoque une véritable chasse à l’homme, avec l’emprisonnement de sa femme, de ses enfants, d’un proche, ainsi qu’une procédure de saisie de ses biens, y compris ceux acquis bien avant la création de Sci Pharaon. Il dénonce une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.
‎« Je suis résolument décidé à répondre à ce complot politique, à me battre. » Madiambal Diagne affirme que toutes les pièces justificatives de ses prestations seront apportées à la justice, tout en laissant entendre que sa vie pourrait être en danger. Il dit avoir pris toutes les dispositions pour que « les Sénégalais et le monde entier sachent ce qu’il y aura à savoir, même en cas de liquidation physique de ma personne ».
‎En guise de conclusion, l’homme de médias met en garde contre ce qu’il perçoit comme une dérive autoritaire. Il affirme avoir, depuis longtemps, alerté sur le danger que représenterait Ousmane Sonko pour la paix civile et la stabilité du Sénégal






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Mauritanie/Mali : vivement tension militaire à la frontière

La longue frontière entre la Mauritanie et le Mali, située au Sud-Est de Nouakchott, est au centre d’une vive tension ce mardi, à l’origine du déploiement par Nouakchott, de plusieurs unités de l’armée et de la garde nationale.

Cette décision des autorités mauritaniennes, intervient après une série d’incidents, notamment l’entrée de l’armée malienne, dans des villages habités par des populations mauritaniennes pour démonter des antennes relais-infrastructures de télécommunications visant à rapprocher les populations périphériques des grands centres urbains.
Les localités situées sur le théâtre des opérations menées par l’armée malienne, seraient situées sur le territoire de ce pays, selon Bamako.
La zone frontalière entre les deux (2) pays, aux contours imprécis, faute d’un tracé admis de tous, est le théâtre d’une tension récurrente depuis le 26 mars dernier.
Une date marquée par un événement tragique, avec des éleveurs mauritaniens, victimes d’exécutions sommaires côté malien, suite à des opérations menées par l’armée et des supplétifs russes de l’Africa Korps.
Le gouvernement mauritanien a donné des consignes de sécurité aux transhumants de ne plus se rendre en territoire malien.
La télévision d’état du Mali a diffusé “des images d’interception de camions venant de Mauritanie” présentés comme “un soutien logistique” aux groupes armés.
Des allégations réfutées par Nouakchott.
Ce contexte sécuritaire, induit une déstabilisation, qui se traduit par un drame humain pour les populations, victimes de graves exactions.
 Une escalade diplomatique ponctuée par des convocations d’ambassadeurs pour exprimer de vives protestations, au delà de laquelle Nouakchott et Bamako, tentent malgré tout, de jouer la carte de l’apaisement, pour préserver des relations séculaires vitales pour des populations disséminées autour d’une interminable frontière aux contours et limites très floues.
 

Amadou Seck Seck
15/04/2026