Menu

Ouverture des candidatures pour l’obtention de la carte de presse

Mardi 4 Novembre 2025

Voici une traduction non officielle du communiqué publié pour la circonstance par ladite Commission:


Conformément aux dispositions de la loi n° 2024/012 relative aux journalistes professionnels, promulguée le 15 février 2024, et aux dispositions du décret n° 2025/037, promulgué le 4 juin 2025, qui fixe les conditions d’octroi, de renouvellement, de suspension, de retrait et la durée de validité de la carte de presse ;
Et compte tenu des dispositions de la décision n° 001010, promulguée le 11 août 2025, portant nomination des membres du Comité des cartes de presse.
Suite aux délibérations du Comité des cartes de presse du 9 octobre 2025, celui-ci annonce l'ouverture des candidatures pour l'obtention d'une carte de presse par les journalistes, selon les critères suivants :
Premièrement : Conditions d'obtention d'une carte de presse
1- L'article 2 du décret n° 2025/037 du 4 juin 2025, qui fixe les conditions d'octroi, de renouvellement, de suspension, de retrait et de validation des cartes de presse, stipule qu'un journaliste professionnel éligible à l'obtention d'une carte de presse doit satisfaire à l'un des critères ou conditions suivants :
* Être titulaire d'un diplôme universitaire spécialisé en journalisme (baccalauréat + 3 ans ou plus) et justifier d'au moins deux ans d'expérience professionnelle dans un média public, privé ou associatif ;
* Être titulaire d'un diplôme universitaire (baccalauréat + 3 ans ou plus) dans un domaine autre que le journalisme et justifier d'au moins quatre (4) ans d'expérience dans la pratique du journalisme.
* Un minimum de huit (8) années d'expérience continue dans le domaine du journalisme, attestée par une pratique professionnelle régulière et une formation agréée.
* L'article 2 du décret n° 037/2025 du 4 juin 2025, qui fixe les conditions d'octroi, de renouvellement, de suspension, de retrait et de validation des cartes de presse, stipule que, pour être valable, la carte de presse doit être délivrée sous réserve de la production annuelle de douze (12) articles répondant aux normes professionnelles requises pour le travail journalistique et de la validation de trois (3) formations spécialisées.
2- Les membres du personnel de rédaction, tels que définis à l'article 3 de la loi sur le journalisme professionnel (illustrateurs, photographes, cadreurs de télévision et leurs assistants, et assistants de rédaction), qui remplissent les conditions prévues à l'article 2 du décret 2025/037, sont considérés comme journalistes professionnels et peuvent solliciter une carte de presse.
3- Les réalisateurs de télévision, les ingénieurs du son et de l'image, et les techniciens peuvent solliciter une carte de presse conformément aux dispositions de l'article 3 de la loi sur le journalisme professionnel.
4- Les journalistes visés à l'article 3 de la loi n° 2024/012 du 15 février 2024 relative aux journalistes professionnels peuvent bénéficier d'une carte de presse. Il s'agit notamment des catégories suivantes :
 Journaliste professionnel indépendant : tout journaliste sans contrat de travail qui fournit des services journalistiques à un ou plusieurs médias publics, privés ou associatifs, à condition que son revenu principal provienne de l'exercice du journalisme ;
 Journaliste professionnel stagiaire : ce statut requiert un baccalauréat, trois années d'expérience en journalisme et une période de formation de six mois maximum au sein d'un ou plusieurs médias.
 Le journaliste stagiaire reçoit une carte de presse lui conférant des droits moindres que ceux accordés à un journaliste professionnel, selon des modalités fixées par arrêté du ministre de la Communication ;
  Journaliste professionnel honoraire : ce statut est accordé à tout journaliste professionnel ayant pris sa retraite après vingt (20) années consécutives d'exercice du journalisme. Journaliste professionnel accrédité : Ce terme désigne tout journaliste ayant obtenu le statut de correspondant accrédité en Mauritanie pour un ou plusieurs médias, conformément à la réglementation en vigueur.
Deuxièmement : Demande de carte de presse
Les personnes souhaitant obtenir une carte de presse doivent déposer une demande auprès du Secrétariat de la Commission des cartes de presse. Le dossier de demande doit comprendre :
Une demande écrite adressée au Président de la Commission des cartes de presse ;
Quatre photographies conformes aux spécifications techniques requises ;
Un curriculum vitae à jour, certifié par la Haute Autorité de la presse et de la communication audiovisuelle ;
Une copie de la carte nationale d’identité ou, pour les étrangers résidant dans le pays, un certificat de séjour ;
Des copies certifiées conformes des documents mentionnés à l’article 2 du décret relatif à la carte de presse.
• Une attestation de travail signée par l’organe de presse employant le journaliste, précisant sa spécialisation et justifiant de l’expérience professionnelle requise par l’article 2 du décret n° 037/2025, certifiée par la Haute Autorité de la presse et de la communication audiovisuelle ;
• Des copies des deux derniers bulletins de salaire, certifiées par la Haute Autorité de la presse et de la communication audiovisuelle ;
• Une copie d’un contrat de travail en cours de validité, certifiée par la Haute Autorité de la presse et de la communication audiovisuelle ;
• Une copie d’un extrait de casier judiciaire datant de moins de trois mois.
• Les journalistes travaillant pour des médias étrangers doivent également fournir une attestation de leur employeur s’ils sont accrédités, ou une attestation de collaboration s’ils sont collaborateurs.
Troisièmement : Modalités de dépôt
* Les demandes de carte de presse sont à déposer après l’ouverture de la période de dépôt. Les dossiers sont transmis en priorité au secrétariat du Comité des cartes de presse par l’organe de presse employant le journaliste. Pour qu'un média puisse soumettre les dossiers de ses employés, il doit satisfaire aux conditions prévues par la législation et la réglementation en vigueur.
* Les journalistes professionnels indépendants, stagiaires, honoraires ou accrédités peuvent déposer une demande.
Les personnes dont le nom figure à l'article 3 de la Loi sur les journalistes professionnels doivent déposer leur demande directement auprès du Secrétariat du Comité de la Carte de presse.
* Le Secrétariat de la Commission de la Carte de presse recevra les demandes pour la session en cours du 10 novembre au 31 décembre 2025 à son siège situé au Ministère de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, 312, rue Mohamed Said Hamodi, Nouakchott, Mauritanie.
Au nom de la Commission : Président / Sidi Mohamed Jeddou Khattri

Rim Now







Mondial 2026 : le Sénégal champion d’Afrique, le journal sportif L’Équipe prévient la France

19/01/2026

Chapions League Afrique mini foot : FC Barkéol proche d’un sacre historique

04/10/2025

AG de la FFRIM et mutation en congrès

12/06/2025

La FFRIM nomme M. Aritz López Garai à la tête de la sélection nationale “A” de Mauritanie (Communiqué)

17/01/2025

Litige financier avec le PSG : Mbappé passe à la vitesse supérieure

21/08/2024

Angleterre: Phil Foden élu "Joueur de l'année" par ses pairs

21/08/2024

À l’origine d’une campagne chauvine…

11/06/2024

Mondial 2030 : La finale se jouera au Maroc ou en Espagne

20/03/2024

RD Congo/Mauritanie: 2-0

16/11/2023

Ballon d'Or 2023 : Et de huit pour Lionel Messi

31/10/2023

Flux RSS



Inscription à la newsletter

Le ProSSALM bâtit la résilience des communautés en Mauritanie

Sur les rives du fleuve Sénégal, dans le village de Gany, situé à une cinquantaine de kilomètres à l’Est de Rosso, et deux cents de la capitale, six cents femmes, organisées dans le cadre d’une coopérative dénommée « Dane Sa Doolé » viennent de franchir un cap, grâce à une expérience originale dans la transformation des poissons. Deux autres collectifs féminins – l’un tourné autour du maraîchage à Madina Salam et l’autre dans l’exploitation d’une boutique communautaire à Oumoul Khoura – illustrent parfaitement la réussite de la mise en œuvre, dans les régions du Trarza et du Guidimakha, du Projet de Sostegno alla Sicurezza Alimentare e Lotta alla Malnutrizione (ProSSALM) ; en français : Projet d’Appui à la Sécurité Alimentaire et la Lutte Contre la Malnutrition.

Cet important plan a été financé par la présidence du Conseil italien des ministres à travers la CISV et exécuté par l’ONG Initiative Développement (ID), dont la présidente est madame Hanna Bigué et qui a bénéficié de l’appui technique du Groupement National des Associations Pastorales (GNAP), dans ces trois localités de la commune de Tékane. Le ProSSALM s’inscrit dans « une dynamique de renforcement du développement local durable et de la résilience des communautés vulnérables, dans des zones caractérisées par une forte insécurité alimentaire et des taux élevés de malnutrition ».  
 


Gany : la révolution « Dane Sa Doolé » pour une chaîne des valeurs des poissons

À Gany, localité située à une quarantaine minutes de la capitale régionale, l’impact des actions dudit projet se voit dès qu’on arrive sur les bords du fleuve. Un hangar fourni par le partenaire abrite les opérations de transformation du quota de poissons débarqués représentant un surplus pour la consommation quotidienne et la commercialisation en produits frais. Les six cents femmes adhérentes de la coopérative « Dan Sa Doole » sont regroupées sous un statut légal avec un bureau, des séances d’alphabétisation, un compte bancaire, une comptabilité régulière et un plan d’affaires... tout cela grâce à des formations de renforcement des capacités organisées par l’ID avec l’appui technique du GNAP.
Ce processus intégré produit les conditions de la mise en place d’un fonds de roulement pour éviter que les adhérentes retombent dans le crédit informel. Au-delà des revenus pécuniers, c’est le statut social des adhérentes de la coopérative qui change. La démarche aboutit à la formation d’une chaîne des valeurs, simple, mais complète et efficace depuis le débarquement du produit. La coopérative négocie avec les pêcheurs, avant d’assurer la fabrication puis la commercialisation du poisson séché, en passant par l’assiette et le marché des poissons frais pour le commun des consommateurs. Le hangar est équipé de toutes les commodités pour la transformation des denrées : séchoirs, tables et techniques améliorées pour la préservation de l’hygiène. À l’arrivée, le produit est conditionné, emballé et disponible pour la vente. Le kilogramme de poisson séché est vendu à 500 MRU


Témoignages des acteurs

Madame Hanna Bigué, présidente de l’ID, décline les objectifs et les réalisations du ProSSALM : « l’objectif du projet est de lutter contre la malnutrition dans les régions du Trarza et du Guidimakha. Vous découvrez ici des coopératives féminines qui ont bénéficié de notre soutien en ce but. Comme vous pouvez le constater, ces dames ont été soutenues économiquement, financièrement, mais aussi avec des formations de renforcement de leurs capacités en plusieurs domaines. Cela a permis de valider les efforts et les connaissances pour assurer la pérennité d’une entreprise telle que la coopérative Dane Sa Doolé, qui évolue dans la transformation des poissons, notamment le traitement, le séchage, la consommation familiale, la commercialisation du produit frais et séché ».
Monsieur Cheikh Tidiane Guèye, animateur du ProSSALM au Trarza précise : « ces femmes transforment les poissons. Pendant l’hivernage, d’énormes quantités de ceux-ci sont pêchés. Pour éviter le pourrissement, ces dames en consomment frais une partie. Une autre part est vendue sur le marché. Une troisième est séchée, fumée et conservée jusqu’au moment où le poisson devient rare. Voilà comment se réalise l’objectif de sécurité alimentaire et de résilience pour les communautés ».     
 

Amadou Seck Seck
28/05/2026