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Le Ministre de l’Economie et des Finances en France et au Japon

Mercredi 16 Avril 2025

Sid’Ahmed ould Bouh, Ministre de l’Economie et des Finances, a quitté Nouakchott mardi soir, à destination de Paris et Tokyo, pour une mission dont l’objectif est le développement et le renforcement de la coopération » avec ces 2 pays, selon l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI).


Cependant, au-delà de la coopération bilatérale avec la France et le Japon, on peut noter le timing   de cette tournée, dont la toile de fond  est la course vers la présidence de la Banque Africaine de Développement (BAD).
  Le titulaire de ce poste, très convoité,  sera élu le 29 mais prochain, aux cours des assises des Assemblées Générales annuelles de l’institution financière  panafricaine, prévue à Abidjan.    
Sidi ould Tah, Directeur Général de la Banque Arabe pour le Développement Economique  de l’Afrique (BADEA), est le candidat de la Mauritanie à la présidence de la BAD.
Les autres prétendants  sur la ligne de départ sont Amadou Hott (Sénégal), le Dr Maimbo Samuel Munzélé (Zambie), Tolli Abbas Mahamat (Tchad) et Madame Tshabalala Bajabulilé Swazi (Afrique du Sud).
Le capital de la Banque Africaine de Développement (BAD) est détenu par les états africains (régionaux/58,77%) et hors du continent (non régionaux/41,23%).
Le Japon détient 5,44% des parts. La France un palier en dessous.
Cependant, tous ces 2 pays ont une réelle influence liée à la capacité de mobilisation des ressources au profit de l’institution.
 

Amadou Seck Seck





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Mariam mint Cheikh et Ghamour Achour, 2 députées en détention provisoire

Le parquet de la République du tribunal de Nouakchott Ouest, a placé en détention provisoire, suivant la procédure du flagrant délit, ce lundi, Mariam mint Cheikh et Ghamou Achour, deux (2) militantes de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), élues députées sous les couleurs du parti “SAWAB”.

Il est reproché aux 2 dames “la diffusion de vidéos contenant des critiques virulentes” contre le président de la République et “une atteinte aux symboles nationaux via des moyens numériques”.
 Pour traiter cette affaire suivant la procédure du flagrant délit, le parquet s’appuie sur la loi 2016-007 du 20 janvier 2016, relative à la cybercriminalité, qui vise “à encadrer et réprimer les infractions liées aux technologies de l’information et de la communication”.
Un texte très élastique, une véritable auberge espagnole, visant plusieurs cyber infractions “accès illégal aux systèmes, altération de données” et des contenus numériques tels que “l’injure, la diffamation, les propos racistes, l’atteinte aux symboles nationaux, incitation à la violence et trouble à l’ordre public”.
Cette procédure du flagrant délit, dont l’effet et la suspension de l’immunité attachée à 2 parlementaires, sans passer par un vote de l’assemblée nationale, suscite une vive controverse.
Ainsi, des militants abolitionnistes, à l’image de Cheikh Sidaty Hamadi, déplorent “une immunité parlementaire piétinée” et mettent en garde contre “une banalisation de l’exception en Mauritanie”.
Sur la base de la procédure suivant par le parquet, qui a directement transmis le dossier au président de la juridiction compétente, les  deux (2) députées devraient jugées au cours d’une audience de flagrant délit du tribunal correctionnel,  dans un délai maximum de 29 jours.
 

21/04/2026