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La deuxième phase du projet GTA, fil rouge de la visite du premier Ministre sénégalais

Dimanche 12 Janvier 2025

Le premier Ministre sénégalais, Ousmane Sonko, effectue une visite d’amitié et de travail de 72 heures en Mauritanie, à partir de ce dimanche.


La deuxième phase du projet GTA, fil rouge de la visite du premier Ministre sénégalais
La  longue durée du séjour à Nouakchott  du  PM du Sénégal, apparait comme un indice par rapport à l’importance et aux enjeux liés aux sujets à aborder dans le cadre de cette visite, dont le fil rouge devrait  porter  sur « la deuxième phase du développement du champ gazier transfrontalier offshore, Grand Tortue/Ahmeyim (GTA), par les partenaires, constituant le consortium BP et Kosmos Energy, qui fait actuellement l’objet de négociations » souffle une source bien informée.
Après plusieurs retards imputables à divers facteurs, notamment la dépression pandémique du corona virus (COVID-19), entraînant des surcoûts contestés par les états, Nouakchott et Dakar, ont annoncé l’ouverture officielle du premier puits de gaz de GTA, le 31 décembre 2024.
Un événement  qualifié « d’étape importante, marquant l’aboutissement d’un partenariat destiné à jouer un rôle dans l’industrie énergétique sous régionale » par un communiqué officiel conjoint.
Mais au-delà des formules diplomatiques convenues « les parties prenantes, doivent faire face  et surmonter  plusieurs défis, pour lancer rapidement la deuxième phase du projet commun  et maximiser les revenus » ajoute notre source.
Les prévisions de production de Gaz Naturel Liquéfié (GNL) du site de GTA sont estimées à 2,5 millions de tonne/an, pour la première phase et 10 millions  tonnes/ an,  en perspective de la deuxième phase.
Publié suivant un style sobre et même très laconique, le communiqué conjoint  du 31 décembre 2024, annonçant  l’ouverture officielle de GTA, est  resté silencieux par rapport au problème des surcouts contestés à  Dakar et Nouakchott

Amadou Seck Seck






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Mauritanie. Comment expliquer un si faible taux de réussite au BAC? Réponses d’enseignants

Le360 Afrique

La Mauritanie continue d’afficher l’un des taux de réussite au baccalauréat les plus faibles au monde. Cette année, seuls 13% des candidats ont été admis, un taux qui reflète la profonde crise dans laquelle se débat le système éducatif mauritanien depuis des décennies.

Ce ne sont pas les résultats de cette année qui pourraient améliorer le taux de réussite au BAC comparativement aux précédentes sessions.

Selon les résultats officiels, 8.188 candidats ont été déclarés admis au niveau des différentes branches lors de la première session du BAC, soit un taux de réussite de seulement 13,56%.

En dépit d’une amélioration par rapport aux années précédentes, le taux de réussite au BAC, toutes filières confondues, est de15%, dépassant de très peu ceux de 2021 et 2022 qui s’établissaient à 8 et 12%

Ces résultats généraux de la première session sont en décalage avec ceux des établissements d’excellence qui ont connu un taux de réussite de plus 64%. Un énorme contraste, qui nourrit la crainte d’une école à deux vitesses.

Après l’annonce des résultats catastrophiques, deux acteurs du secteur de l’éducation expliquent les facteurs derrière cet échec.

Mohamed Jeilany, du syndicat Noor relève que «13% est un taux d’admission très faible qui s’explique par un certain nombre de facteurs objectifs: programme annuel accéléré et même parfois non achevé, devoirs et bacs blancs non pris en compte, classes pléthoriques et coefficients trop élevés pour les matières principales par rapport aux sujets secondaires».
Mohamed Yedaly, syndicaliste explique: «la faiblesse du taux de réussite au BAC peut s’expliquer par des sujets longs et compliqués, la non prise en compte des résultats du travail annuel (compositions et BAC blanc) et un environnement ouvert, marqué par les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle qui détournent les enfants et réduisent le temps consacré aux révisions».

Conséquence de ce taux de réussite catastrophique, explique le syndicaliste il y a «le risque de voir 55.000 enfants exclus pour l’année prochaine à cause de l’âge limite des candidats au baccalauréat fixé à 22 ans».

Rappelons que le pays comptait 64.532 candidats dont 60.376 se sont présentés aux examens du baccalauréat.


Par Amadou Seck (Nouakchott, correspondance)

Le 25/07/2026 à 12h01

Le360 Afrique

Amadou Seck Seck
26/07/2026