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La Délégation Générale Taazour initie un internat pour les élèves du collège et du secondaire issus de certaines familles démunies à l’Est du pays !

Dimanche 12 Avril 2026


Tous ceux d’entre nous qui avaient expérimenté la vie en internat dans le cadre de leur scolarité jusqu’à la fin des années 80, apprécieraient à sa juste valeur l’intérêt de cette nouvelle initiative lancée à Bousteilla qui entre dans le cadre de l’inclusion sociale profitant aux élèves issus de familles nécessiteuses inscrites dans le programme du registre social de la Délégation Générale Taazour.


La Délégation Générale Taazour initie un internat pour les élèves du collège et du secondaire  issus de certaines familles  démunies à l’Est du pays !
Cette approche humanitaire, pensée et conçue dans l’esprit républicain de notre école, conformément aux orientations de son Excellence le Président de la République Mohamed Cheikh EL GHAZOUNI, est mise en œuvre par la Délégation Générale Taazour en partenariat avec le Ministère de l’Education Nationale, le CSA avec l’appui technique du Patronat Mauritanien.
 
Cette initiative louable à plus d’un titre, a été lancée en même tant que d’autres inaugurations d’infrastructures éducatives communautaires par  son Excellence le Délégué Général  de Taazour, Sidi Moulaye ZEINE, la semaine écoulée à Bousteilla pour une  phase test, avant son élargissement dans un avenir très proche à d’autres localités du pays.
 
Cette vie en internat offrira aux élèves un cadre structuré favorisant l'autonomie, la discipline et renforce la réussite scolaire grâce à une concurrence saine et une influence positive de ceux d’entre eux qui excellent dans les études.
 
Elle stimule la socialisation, la confiance en soi et la maturité grâce à la vie en collectivité, tout en proposant un suivi personnalisé et des activités parascolaires.
 
C'est aussi un moyen d'apprendre le respect des règles et le vivre-ensemble sans compter les autres avantages suivants :
  • Renforcement de l'autonomie et de la maturité : Les enfants apprennent à se gérer au quotidien (hygiène, organisation de leurs affaires).
 
  • Suivi scolaire et cadre structuré : Les journées rythmées, l'étude surveillée et l'entre-aide aux devoirs favorisent une meilleure concentration et la réussite académique.
 
  • Épanouissement social : La vie en communauté permet de se faire des amis, d'apprendre la tolérance et de développer des compétences relationnelles.
 
  • Sécurité et encadrement : Un environnement propice à l'apprentissage qui protège l'élève, notamment grâce à la présence de surveillants. 
 
  • L'internat est particulièrement bénéfique pour ces élèves issus de familles dans le besoin, leur offrant un environnement plus structuré et viabilisé, palliant aussi un éloignement géographique certain.

La Délégation Générale Taazour initie un internat pour les élèves du collège et du secondaire  issus de certaines familles  démunies à l’Est du pays !

Cette initiative comme tant d’autres dans différents domaines, entrent dans le cadre de la réduction des disparités sociales en facilitant l'accès des groupes les plus vulnérables aux infrastructures de base conformément à la mission de la Délégation Générale à la Solidarité Nationale et la Lutte contre l'Exclusion « TAAZOR » qui reflète l'engagement de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, à soutenir les groupes les plus vulnérables, à travers une approche de développement holistique visant l'inclusion sociale et économique et l'amélioration des conditions de vie des populations vulnérables.
 
Nouakchott, le 11 avril 2026
 
Abou Lamine DIENG
Chargé de Mission à la Délégation Générale à la Solidarité Nationale et la Lutte contre l'Exclusion « TAAZOR ».  







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Nouakchott à l’arrêt : 3 jours sans courant, l’État doit parier sur le solaire

Après deux incendies sur des postes SOMELEC, 6 communes de Nouakchott sont sans courant depuis 72h. Pour éviter qu’une panne ne paralyse tout un pays, l’État doit alléger massivement les taxes sur le matériel solaire, comme il l’a fait pour l’informatique en 2000.

Nouakchott étouffe depuis 72h

Cela fait trois jours. Trois jours que des quartiers entiers de Nouakchott dorment sans ventilateur, sans frigo, sans eau. 
Vendredi, un premier poste de transformation prend feu à l’Est. Samedi, un second au Nord. Résultat : 6 des 9 communes de la capitale sont plongées dans le noir.
 
Les conséquences sont immédiates et lourdes. 
Dans les hôpitaux, les générateurs tournent au ralenti et chaque intervention devient un casse-tête. 
Dans les pharmacies, les vaccins et les insulines sont menacés. 
Dans les épiceries et les boucheries, c’est la catastrophe économique. Des tonnes de viande, de poulet, de produits laitiers partis à la poubelle faute de froid. Des commerçants qui ont investi et qui perdent tout en 48h.
 
"On n’a pas d’autre alternative", résume un boucher de Tevragh-Zeina. "Le gasoil pour le groupe coûte plus cher que ce qu’on gagne. Et il n’y en a pas toujours."
 
Un précédent : quand l’État a misé sur le numérique

La Mauritanie a déjà connu ce moment de bascule. 
Au début des années 2000, avec l’arrivée de l’informatique et d’Internet, le président Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya a pris une décision forte : *un allègement massif des taxes douanières sur le matériel informatique.*
 
Ordinateurs, imprimantes, serveurs... L’État a fortement subventionné l’accès en réduisant drastiquement les droits de douane. Du jour au lendemain, le matériel est devenu accessible. Des cybercafés ont ouvert dans chaque quartier. Des jeunes ont appris à coder. L’administration s’est informatisée. 
En pariant sur la baisse des taxes, l’État n’a pas "perdu" d’argent. Il a investi dans l’avenir et permis à tout un pays d’entrer dans l’ère du numérique.

Aujourd’hui : le même geste pour le solaire

Nous sommes en 2026. Le contexte est différent mais le principe est le même. 
Guerre au Moyen-Orient, prix du gasoil qui flambent, dépendance totale aux importations. Et surtout : un soleil. Un soleil qui tape 8 à 10 heures par jour, 300 jours par an. C’est notre pétrole à nous.
 
L’État doit aujourd’hui refaire le même choix qu’avec l’informatique. 
*Alléger massivement les taxes et subventionner le matériel solaire.* 
Panneaux photovoltaïques. Batteries au lithium. Inverseurs. Régulateurs. Kits solaires pour les maisons, les boutiques, les motopompes agricoles.
 
Pourquoi ? 
1. *Pour la résilience* : Si chaque maison, chaque pharmacie, chaque boucherie avait un petit kit solaire, une panne SOMELEC ne paralyserait plus tout un pays.
2. *Pour le pouvoir d’achat* : Faire tourner un groupe électrogène au gasoil coûte une fortune. Le solaire, une fois installé, c’est gratuit.
3. *Pour les agriculteurs* : Des milliers de motopompes fonctionnent au gasoil dans le Trarza et le Gorgol. Passer au solaire, c’est diviser leurs coûts par 3 et sécuriser la campagne agricole.
 
Le matériel existe. Mais aujourd’hui il est cher à cause des taxes et des droits de douane. Beaucoup de Mauritaniens aimeraient s’équiper mais n’en ont pas les moyens.
 
Ce que nous demandons

L’État n’a pas à tout payer. Il a juste à ne plus freiner. 
Comme pour l’informatique en 2000, qu’il réduise fortement les taxes. Qu’il facilite l’importation. Qu’il labellise les installateurs. 
 
Ce n’est pas une question d’idéologie. C’est une question de survie. 
On ne peut plus accepter qu’un incendie sur 2 postes plonge une capitale entière dans le chaos pendant 3 jours.
 
La Mauritanie a les ressources. Elle a le soleil. Il ne manque que la volonté politique.
 
*Le temps des groupes électrogènes et des pannes à répétition doit s’arrêter. L’ère du solaire doit commencer.*

 
 

Amadou Seck Seck
25/08/2026