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Gérer efficacement votre contenu

Mercredi 6 Septembre 2023

De la production à la mise en ligne, bénéficiez des fonctionnalités qui permettent de gérer et de valoriser efficacement le contenu de votre site.


Rédiger

Votre back office possède une zone entièrement réservée à la production et à la gestion du contenu de votre site.

C'est dans cette zone que vous allez le plus travailler. En effet, c'est là que vous choisirez de rédiger des articles, des brèves, des pages HTML ou bien des formulaires.

L'interface utilisée pour la rédaction des articles a été conçue pour vous offrir un maximum de possibilités dans l'organisation de l'information.

Afin de ne pas la rendre trop complexe, nous affichons par défaut les fonctionnalités les plus usuelles tandis qu'il est nécessaire de rentrer dans les pages de paramétrages avancés pour accéder aux options de rédaction supplémentaires.


Organiser

Votre contenu s'organise dans des rubriques et des dossiers.

Les rubriques permettent de créer l'arborescence de votre site. Ce n'est rien d'autre que l'organisation hiérarchique de votre contenu.

Les dossiers quant à eux sont des rubriques transversales. Les dossiers sont particulièrement adaptés pour constituer un ensemble d'articles qui appartiennent déjà à d'autres rubriques, mais qui couvrent un même sujet.

Notez enfin que vous avez la possibilité d'utiliser des tags. Les Tags sont des mots-clés attachés à un article. Ils ne concernent pas l'arborescence à proprement parlé, mais ils permettent un accès direct à un article et donc vous aident à organiser votre arborescence.

Modérer

Tous les outils sont disponibles pour permettre à vos lecteurs de réagir par rapport à votre contenu.

D'un autre coté, vous avez tout en main pour modérer les propos et faire en sorte que des échanges fructueux s'instaurent sur votre site.

Les notions de groupe d'utilisateurs (le profiling) et de contenu public/privé vous donnent beaucoup de souplesse pour susciter ou non l'interactivité sur votre site.

Cheikh Amidou Kane





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Djibril Zakaria Sall ou le devoir de parler

Il avait intitulé son anthologie Je veux parler. Ce titre résumait déjà toute une vie. Il venait d'un de ses premiers poèmes, où un homme épuisé par la route ne demande qu'une chose. Parler. Être entendu des hommes.

La Mauritanie a perdu, ce mercredi 15 juillet, l'une des voix qui lui apprenaient à se raconter. Djibril Zakaria Sall est mort à 87 ans.

Il était né le 23 avril 1939 à Rosso, dans une famille peule originaire de Hayré Mbar, au Brakna, entre Boghé et Kaédi. On dira qu'il était fier de ses origines. C'est vrai, et c'est insuffisant. Le Fouta ne fut pas seulement son ascendance. Il fut son école. Une civilisation où la parole a un poids moral, où celui qui sait doit transmettre, où le verbe oblige celui qui le porte. Cet héritage explique tout le reste.

Le reste, c'est un parcours que personne n'aurait inventé. Élève du Collège Xavier Coppolani de Rosso, il entre dans la police en 1961 et devient commissaire en 1965. Il servira son pays avec constance, de Rosso à Zouérate, d'Atar à Nouakchott, jusqu'aux plus hautes responsabilités de la Sûreté nationale. Et c'est en octobre 1967, commissaire à Rosso, qu'il se met à écrire. La nuit, réveillé par ce qu'il faut bien appeler l'inspiration, sous le regard amusé d'une famille qui se demandait ce qui arrivait au commissaire. Il envoie ses poèmes à Léopold Sédar Senghor, président du Sénégal, qui lui répond et lui conseille d'abandonner la rime pour le rythme et l'image. En 1970 paraît son premier recueil, Lumières noires, avec l'appui du président Mokhtar Ould Daddah. D'autres suivront, à Nouakchott puis à Dakar, et ses textes seront traduits jusque dans la revue américaine Black World.

Il n'a jamais opposé le service de l'État au service de la culture. L'uniforme le jour, le poème la nuit. Chez lui les deux relevaient du même devoir, celui de protéger. L'ordre protège les hommes. La poésie protège leur âme.

Sa poésie disait l'apartheid, Soweto, la dignité des peuples noirs. Il s'en est expliqué en 2013, à l'Institut Français de Mauritanie, avec cette phrase qui lui ressemble. La contribution du poète face à l'oppression, c'est l'écrit, et « l'écrit est quelquefois plus dangereux que le fusil ». Mais chez lui l'universel naissait de l'intime. Le même homme écrivait sur son village, ses enfants, sa solitude, et jusqu'au téléphone portable qui vide les marmites.

À la fin de sa vie, il s'était mis à écrire en pulaar, sa langue maternelle. Il disait y trouver une liberté neuve, un vocabulaire à portée de main, une langue où l'oncle et le frère remplacent le dictionnaire. Par la poésie, il revenait à la langue de Hayré Mbar. Le cercle se fermait là où il s'était ouvert.

Nous savons célébrer les routes et les ouvrages. Sachons aussi honorer ceux qui façonnent le patrimoine immatériel d'une nation. Les poètes ne bâtissent rien qu'on inaugure. Ils donnent aux générations les mots avec lesquels elles comprendront leur histoire.

Nous appartenons à Dieu et c'est vers Lui que nous retournons. Puisse le Très-Haut l'accueillir dans Son infinie miséricorde et accorder patience à sa famille, à ses proches et à tous ceux que sa poésie a touchés.

Ceux qui voudront désormais entendre sa voix n'auront qu'à ouvrir ses recueils. Ils y retrouveront Hayré Mbar, la Mauritanie et cette parole libre qu'il n'a jamais cessé de servir.

Mansour LY- le 17 juillet 2026

18/07/2026