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Fuite de Gaz GTA : voici un état des lieux

Dimanche 9 Mars 2025

Prés de 3 semaines après la fuite de gaz sur le champ transfrontalier offshore Grand Tortue/Ahmeyim (GTA), en partage entre la Mauritanie et le Sénégal, constaté le 19 février dernier, coté mauritanien, voici un état des lieux fourni par le Ministère de l’Energie et du Pétrole, samedi.


Cet incident s’est produit « au puits A02, situé à 120 kilomètre au large des côtes, qui n’était pas encore rentré en exploitation.
Dès réception de l’alerte, les autorités mauritaniennes ont ordonné la mise en œuvre immédiate des mesures nécessaires pour maitriser la fuite et limiter les impacts.
 Les mêmes mesures ont également été exigées de BP, ainsi que des mises à jour régulières sur l’évolution de la situation ».
En réponse aux soucis exprimés par le Ministère de l’Energie et du Pétrole «BP a proposé plusieurs solutions techniques basées sur les options les plus efficaces, y compris l’acheminement de matériel spécialisé depuis l’étranger.
Une équipe technique renforcée a été mobilisée, et est arrivée à Nouakchott pour mener des opérations de réparation. Dans ce cadre, un avion Antonov cargo, est arrivé à Nouakchott le 26 février, avec des équipements nécessaires à l’intervention.
 Les équipes ont  procédé à l’installation des équipements au port de Nouakchott. Ce processus, achevé le 07 février, a permis le départ d’un navire spécialisé transportant l’équipe technique vers la plate forme GTA ».
Dans le même élan, les autorités mauritaniennes et sénégalaises, en étroite collaboration avec BP « assurent un suivi rigoureux de la situation et évaluent en continu l’impact de la fuite. Des échanges d’informations sont réalisés quotidiennement entre les équipes des 2 pays et l’opérateur ».
Par ailleurs « la surveillance de la zone est maintenue grâce à un dispositif combinant des survols d’hélicoptères, des observations par drones et satellites, ainsi que l’utilisation d’un véhicule sous marin téléguidé (ROV).
Une équipe composée de techniciens mauritaniens et sénégalais, accompagnée des représentants de BP, a effectué un survol en hélicoptère de la zone, le jeudi 06 mars, sans observer de résidus à la surface de la mer.
Dans le même temps, les marines nationales assurent une présence continue ».
  

Synthèse, Amadou Seck            
      
 







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Mauritanie. Comment expliquer un si faible taux de réussite au BAC? Réponses d’enseignants

Le360 Afrique

La Mauritanie continue d’afficher l’un des taux de réussite au baccalauréat les plus faibles au monde. Cette année, seuls 13% des candidats ont été admis, un taux qui reflète la profonde crise dans laquelle se débat le système éducatif mauritanien depuis des décennies.

Ce ne sont pas les résultats de cette année qui pourraient améliorer le taux de réussite au BAC comparativement aux précédentes sessions.

Selon les résultats officiels, 8.188 candidats ont été déclarés admis au niveau des différentes branches lors de la première session du BAC, soit un taux de réussite de seulement 13,56%.

En dépit d’une amélioration par rapport aux années précédentes, le taux de réussite au BAC, toutes filières confondues, est de15%, dépassant de très peu ceux de 2021 et 2022 qui s’établissaient à 8 et 12%

Ces résultats généraux de la première session sont en décalage avec ceux des établissements d’excellence qui ont connu un taux de réussite de plus 64%. Un énorme contraste, qui nourrit la crainte d’une école à deux vitesses.

Après l’annonce des résultats catastrophiques, deux acteurs du secteur de l’éducation expliquent les facteurs derrière cet échec.

Mohamed Jeilany, du syndicat Noor relève que «13% est un taux d’admission très faible qui s’explique par un certain nombre de facteurs objectifs: programme annuel accéléré et même parfois non achevé, devoirs et bacs blancs non pris en compte, classes pléthoriques et coefficients trop élevés pour les matières principales par rapport aux sujets secondaires».
Mohamed Yedaly, syndicaliste explique: «la faiblesse du taux de réussite au BAC peut s’expliquer par des sujets longs et compliqués, la non prise en compte des résultats du travail annuel (compositions et BAC blanc) et un environnement ouvert, marqué par les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle qui détournent les enfants et réduisent le temps consacré aux révisions».

Conséquence de ce taux de réussite catastrophique, explique le syndicaliste il y a «le risque de voir 55.000 enfants exclus pour l’année prochaine à cause de l’âge limite des candidats au baccalauréat fixé à 22 ans».

Rappelons que le pays comptait 64.532 candidats dont 60.376 se sont présentés aux examens du baccalauréat.


Par Amadou Seck (Nouakchott, correspondance)

Le 25/07/2026 à 12h01

Le360 Afrique

Amadou Seck Seck
26/07/2026