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Dialogue politique : extrême prudence de l’AJD/MR

Mercredi 23 Avril 2025

Le coordinateur du dialogue politique, Moussa Fall, désigné le 09 mars dernier, a fait sa première sortie dans les médias il y a une semaine, pour décliner les grandes lignes de sa mission.


Une conférence de presse  qui suscite des réactions au sein de la classe politique.
  C’est dans ce contexte que  Mohamed Thiam, chargé de communication de l’Alliance pour la Justice et la Démocratie/Mouvement pour la Réconciliation (AJD/MR), a fait une déclaration  posant  3 préalables à la participation du parti à cette future concertation.
Une position claire. Ainsi, les amis du président Bâ Mamadou Bocar, exigent « une déclaration du président de la République, Mohamed Cheikh El Ghazouani, en tant qu’initiateur du dialogue.
 La deuxième exigence porte sur l’officialisation des langues nationales » et le troisième préalable concerne « le retrait de la nouvelle loi sur les partis politiques ».
Cette formation préconise également, une participation de l’opposition à l’adoption des différents thèmes qui seront débattus à l’occasion de  la concertation.   
 
 







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Mauritanie/Mali : vivement tension militaire à la frontière

La longue frontière entre la Mauritanie et le Mali, située au Sud-Est de Nouakchott, est au centre d’une vive tension ce mardi, à l’origine du déploiement par Nouakchott, de plusieurs unités de l’armée et de la garde nationale.

Cette décision des autorités mauritaniennes, intervient après une série d’incidents, notamment l’entrée de l’armée malienne, dans des villages habités par des populations mauritaniennes pour démonter des antennes relais-infrastructures de télécommunications visant à rapprocher les populations périphériques des grands centres urbains.
Les localités situées sur le théâtre des opérations menées par l’armée malienne, seraient situées sur le territoire de ce pays, selon Bamako.
La zone frontalière entre les deux (2) pays, aux contours imprécis, faute d’un tracé admis de tous, est le théâtre d’une tension récurrente depuis le 26 mars dernier.
Une date marquée par un événement tragique, avec des éleveurs mauritaniens, victimes d’exécutions sommaires côté malien, suite à des opérations menées par l’armée et des supplétifs russes de l’Africa Korps.
Le gouvernement mauritanien a donné des consignes de sécurité aux transhumants de ne plus se rendre en territoire malien.
La télévision d’état du Mali a diffusé “des images d’interception de camions venant de Mauritanie” présentés comme “un soutien logistique” aux groupes armés.
Des allégations réfutées par Nouakchott.
Ce contexte sécuritaire, induit une déstabilisation, qui se traduit par un drame humain pour les populations, victimes de graves exactions.
 Une escalade diplomatique ponctuée par des convocations d’ambassadeurs pour exprimer de vives protestations, au delà de laquelle Nouakchott et Bamako, tentent malgré tout, de jouer la carte de l’apaisement, pour préserver des relations séculaires vitales pour des populations disséminées autour d’une interminable frontière aux contours et limites très floues.
 

Amadou Seck Seck
15/04/2026