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Communiqué de Presse: Une action accélérée en faveur des PDSL et des PMA africains est nécessaire pour parvenir au développement durable

Mardi 5 Mars 2024

Victoria Falls, Zimbabwe, le 1er mars 2024 (CEA) – De multiples crises, notamment la pandémie de COVID-19 et la situation géopolitique et macroéconomique mondiale actuelle, ont entraîné de faibles progrès économiques et exacerbé les défis structurels des Pays africains les moins avancés (PMA) sans littoral les empêchant de respecter le Programme d’action de Vienne en faveur des PDSL (VPoA). Selon les experts réunis avant la réunion ministérielle des 4 et 5 mars, de la Conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique, ceci « nécessite une action accélérée pour parvenir au développement durable ».
Même si les PDSL africains ont fait des progrès notables en enregistrant une contraction plus modérée du PIB, « ils étaient loin d’avoir atteint les objectifs fixés dans le VPoA », a déclaré le Directeur de la Division de l’intégration régionale et du commerce de la CEA, Stephen Karingi, dans sa présentation sur la mise en œuvre du Programme d’action de Vienne en faveur des Pays en développement sans littoral pour la décennie 2014-2024.
Les PDSL d’Afrique sont confrontés à de nombreux défis de développement en raison de leur manque d’accès territorial direct à la mer, de leur isolement et de leur éloignement des marchés mondiaux. Ils sont confrontés à des coûts commerciaux plus élevés que leurs voisins de transit, à des infrastructures limitées, à des économies et à des marchés d’exportation non diversifiés.
Les PDSL ont obtenu de mauvais résultats en matière de prestation de soins de santé, de croissance du PIB réel et de développement des infrastructures.
« Le déficit d’infrastructures de l’Afrique constitue un obstacle majeur au développement des PDSL », a déclaré M. Karingi, ajoutant que « le continent est confronté à un déficit financier compris entre 68 et 108 milliards de dollars ».
Le VPoA est un important pacte international de développement conclu en 2014 visant à promouvoir le développement des Pays en développement sans littoral sur la période 2014-2024. Il existe 16 Pays en développement sans littoral en Afrique. Treize d’entre eux sont toujours classés parmi les Pays les moins avancés (PMA) et aucun Pays en développement sans littoral d’Afrique n’est sorti de la catégorie des Pays les moins avancés au cours de la dernière décennie.
Sur le plan commercial, les PDSL africains ont enregistré un faible commerce de services entre 2014 et 2022. Ils ne représentaient que 0,2 % des exportations mondiales de services et 0,4 % des importations mondiales de services, tandis que la balance commerciale entre les PMA africains est restée négative au cours de la même période.
Il a été recommandé que la CEA aide les PMA à mettre en œuvre des accords internationaux et régionaux tels que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et l’Accord mondial sur la facilitation des échanges. En outre, la CEA demande aux institutions de développement de catalyser les investissements dans les infrastructures de transport, les énergies renouvelables, les TIC et l’intégration régionale, tout en faisant avancer la transformation économique structurelle axée sur la valeur ajoutée.
Les pays membres ont exprimé leurs inquiétudes quant à la perte de flexibilité que leur confère le statut de PMA lorsqu’ils sont reclassés, ainsi qu’aux coûts de transport élevés et à la mauvaise connectivité aérienne à travers l’Afrique.
« Il n’est pas possible de minimiser le coût du transport aérien. La ZLECAf place le transport comme l’un des secteurs de services qui doivent être inclus dans la libéralisation des services et, en même temps, le marché unique africain est déjà là pour que nous puissions mettre en œuvre le protocole sur les services », a expliqué M. Karingi, appelant les États membres doivent à faire preuve d’audace et à mettre en œuvre la ZLECAf, y compris le marché aérien unique africain.
M. Karingi a indiqué qu’un nouveau programme pour les PMA est crucial, et qu’une expérience doit être tirée des enseignements des enseignements du VPoA et tirer parti des synergies avec le Programme d’action de Doha pour les PMA afin d’améliorer son efficacité.
Le Programme d’action de Doha en faveur des Pays les moins avancés, qui couvre la décennie 2022-2031, a été adopté en 2022 et vise à aider les PMA à assurer une reprise durable et inclusive et une plus grande résilience face à la pandémie de COVID-19.
Le Programme d’action de Doha définit six domaines clés pour le développement des PMA. Il s’agit notamment d’investir dans les populations des Pays les moins avancés, de tirer parti du pouvoir de la science, de la technologie et de l’innovation et de soutenir la transformation structurelle en tant que moteur de prospérité. En outre, les PMA devaient progresser dans le renforcement du commerce international des Pays les moins avancés et de l’intégration régionale ; lutter contre le changement climatique, la dégradation de l’environnement, se remettre de la pandémie de COVID-19 et renforcer la résilience face aux chocs futurs, ainsi que mobiliser la solidarité internationale, revigorer les partenariats mondiaux et les outils et instruments innovants.
Dans un rapport sur les progrès réalisés en Afrique dans la mise en œuvre des domaines prioritaires du Programme d’action de Doha en faveur des Pays les moins avancés, le Directeur de la Division de la macroéconomie et de la gouvernance de la CEA, Adam Elhiraika, a déclaré que la plupart des PMA d’Afrique ont obtenu de mauvais résultats dans les six domaines clés décrits dans le Programme d’action de Doha.
Sur les 45 PMA dans le monde, 33 se trouvent en Afrique et seuls trois pays africains sont sortis du statut de PMA depuis 1971, à savoir le Cap-Vert, le Botswana et la Guinée équatoriale.
« Deux PMA supplémentaires peuvent être éligibles au reclassement tandis que trois autres atteindront les seuils de reclassement pour la première fois. Toutefois, la pandémie a freiné les performances d’au moins deux autres PMA qui faisaient des progrès », a déclaré M. Elhiraika, ajoutant : « Nous soulignons l’importance du DPoA pour sauvegarder le développement durable ».
 
 
-Fin-
À propos de la CEA
 
Créée en 1958 par le Conseil économique et social (ECOSOC) des Nations Unies, la CEA est l'une des cinq commissions régionales de l’Institution et a pour mandat d’appuyer le développement économique et social de ses États membres, d’encourager l'intégration régionale et de promouvoir la coopération internationale pour le développement de l'Afrique.
Composée de 54 États membres, la Commission économique pour l’Afrique (CEA) joue un double rôle en tant qu’organisme régional de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et en tant que partie intégrante du paysage institutionnel régional en Afrique. 
 
Pour plus d’informations, rendez-vous sur : www.uneca.org
Publié par :
La Section des communications
Commission économique pour l’Afrique 
BP 3001 
Addis-Abeba (Éthiopie) 
Tél. +251 11 551 5826 
Adresse électronique : eca-info@un.org







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Bilan et perspectives de l’action gouvernementale 2025/2026 : le PM devant l’assemblée nationale

Le premier Ministre, Moctar ould Diaye, a présenté le bilan et les perspectives de l’action gouvernementale pour la période 2025/2026, devant l’assemblée nationale, au cours d’une séance plénière qui s’est déroulée jeudi.


Un exercice dominé par le vaste chantier de l’état de droit, des institutions fortes et les réformes.
Dans son  Grand Oral, Moctar Diaye, parle “de résultats exceptionnels obtenus et de perspectives prometteuses  pour l’année en cours, traduisant une vision éclairée de Son Excellence, le président de la République, Mohamed Cheikh El Ghazouani, lesquels reflètent la sincérité de sa détermination et la force de la  volonté de réaliser les différents de son programme: mes engagements et mon ambition pour la patrie, qui visent à changer la réalité du pays et  l’orienter vers des horizons plus larges de fraternité, de sécurité, de développement et de justice”.
Le premier Ministre sacrifie ainsi à un exercice prévu par l’article 73 de la constitution.
Ainsi, sur la base des cinq (5) piliers servant de colonne vertébrale à la vision du président de la République, Mohamed Cheikh El Ghazouani, le gouvernement du premier Ministre, Moctar ould Diaye “s’est engagé à mettre en œuvre 302 activités dans le cadre d’ateliers et diverses initiatives déjà révélées.
Sur les 278 engagements mis en œuvre, soit 92%, 224, soit 74%, ont été intégralement réalisés, et 54 (18%) partiellement exécutés.
Les engagements non réalisés du programme annoncé représentent 8% du total”.
 

État de droit et institutions fortes

Sur le premier chantier, relatif à la création des conditions d’un état de droit, reposant sur des institutions fortes “dans le cadre d’une gouvernance moderne et saine, l’objectif principal et de réformer et développer le système démocratique, avec des leviers capables de porter une gestion efficace apte à protéger et promouvoir les droits et libertés fondamentales.
Dans ce cadre, le gouvernement a divisé son programme de travail en quatre (4) ateliers : gouvernance politique, état de droit, libertés publiques et droits de l’homme, bonne gouvernance et réformes administratives.
Des engagements pris au titre du premier atelier (gouvernance politique), ont permis au gouvernement de poursuivre et renforcé le dialogue institutionnel avec l’Assemblée Nationale, en améliorant la coordination des travaux parlementaires, et en répondant rapidement aux questions orales et écrites et un suivi rigoureux des projets de lois.
Ces mesures ont contribué à accroitre la transparence, renforcer la coopération institutionnelle, consolider la gouvernance démocratique et éclairer l’opinion publique”.
Au sujet de ce premier axe “et sur la base des progrès réalisés au cours des 6 dernières années” le premier Ministre insiste sur “la consolidation du système démocratique, l’enracinement de la culture de l’ouverture et du dialogue, l’ancrage de la justice, service essentiel de l’état de droit, l’accélération de la réforme de l’administration, la lutte contre la corruption, en vue de renforcer la confiance des citoyens vis à vis de l’état et entre eux mêmes”.
Dans cet esprit “le gouvernement poursuivra l’accompagnement et la facilitation de toutes les mesures préparatoires au dialogue national annoncé par le président de la République.
Il sera également poursuivi l’ouverture à l’ensemble des acteurs politiques, tant de la majorité, que de l’opposition, à travers l’écoute, l’implication et la garantie de l’accès à l’information et aux médias.
Le gouvernement veillera particulièrement à la régularité des rencontres avec l’institution de l’opposition, conformément à la loi et apportera son appui à tout ce qui peut contribuer à la préservation et au renforcement du climat d’apaisement qui règne dans le pays”. 
 

Réformes

Dans les actions réalisées par le gouvernement, Moctar ould Diaye a fait un focus sur un deuxième atelier dont le travail est axé sur les réformes “un document sur le développement de la  justice, le renforcement de son indépendance, l’amélioration de la situation des professionnels du secteur, le soutien aux ressources humaines et des actions visant l’efficacité des institutions et organes administratifs du secteur”.
Les différentes actions entreprises dans cet atelier se sont concrétisées “par la création d’un Institut Supérieur de la Magistrature (ISM), le renforcement des ressources humaines du secteur avec le recrutement de 20 juges et 21 greffiers, l’augmentation des indemnités du personnel, l’achèvement de la numérisation des actes de procédure pénale, des services d’enregistrement, du casier judiciaire et la construction de sièges pour de nouveaux turbinaux”.
Le gouvernement travaille également sur un plan d’action visant la mise en place de la Stratégie Nationale des Droits de l’Homme (SNDH).
Le chef du gouvernement a aussi évoqué les actions visant à promouvoir à l’accès à l’information dans le cadre du renforcement de la consolidation de la liberté de la presse.
Au sujet du troisième axe, sur la bonne gouvernance, il été procédé “à une révision du cadre réglementaire de lutte contre la corruption : amendement de la loi anti corruption, obligation de la déclaration de patrimoine et d’intérêt, création d’une Autorité Nationale Corruption (ANAC), renforcement du dispositif de prévention et de dissuasion contre les actes de corruption”.
Les efforts du chantier de lutte contre la corruption ont aussi porté sur plus de transparence dans le processus d’adjudication des marchés publics et le problème de la fraude dans l’usage du service public.
 

Amadou Seck Seck
23/01/2026