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Voici les cinq défis majeurs de la Mauritanie (DPG PM)

Vendredi 6 Septembre 2024

Le premier Ministre, Moctar ould Diaye, a décliné les cinq (5) défis majeurs aux quels fait face la Mauritanie, à l’occasion de la présentation de sa Déclaration de Politique Générale (DPG), mercredi, conformément à l’article 42 de la constitution.


Ces enjeux concernent « le degré d’ancrage de l’état, des institutions et de la gouvernance. La faiblesse structurelle de l’économie. La déperdition des ressources humaines. La consolidation de l’unité et de la cohésion sociale. La sécurité dans un environnement géopolitique en crise » a indiqué le premier Ministre.
Ainsi, pour le gouvernement,  relever le premier  défi consiste à combattre « la propension à s’approprier  indument  des fonds publics et la désinvolture à l’endroit des institutions, des infrastructures et de tout ce qui a un caractère public. A cela s’ajoute la faiblesse de notre gouvernance locale, qui devrait pourtant être un meilleur instrument pour un développement équilibré dans un pays aussi vaste que le notre » selon le document de la DPG.
Le second  défi de la Mauritanie est lié à la situation  d’une économie caractérisée par « une faiblesse structurelle, avec le parcours d’une croissance qui n’a jamais atteint un  niveau permettant un réel décollage économique.  Cela est dû aux insuffisances dans la diversification des sources de croissance, à  la faiblesse des infrastructures de soutien, au  déficit criant dans la mise en valeur des secteurs ou nous avons un avantage comparatif, ainsi que les insuffisances évidentes dans l’exploitation efficace des opportunités offertes par nos potentialités, la faiblesse structurelle de notre secteur privé dans son ensemble et la taille réduite de notre marché intérieur ».
Le troisième  défi évoqué à l’occasion du Grand Oral  de Moctar ould Diaye porte sur les ressources humaines qui souffrent de « la prédominance de mentalités et de comportements contraires à la culture du travail, à la valorisation des métiers dans leur diversité, à la reconnaissance de l’honneur attaché au travail et aux travailleurs. Ces mentalités affaiblissent les volontés, délitent la force de l’engagement, inhibent les énergies et  les capacités créatives ».
Le quatrième défi est celui de la consolidation de l’unité et de la cohésion sociale « pour un peuple uni par une même foi intégrative, une histoire partagée, un devenir commun et un avenir prometteur. Cependant, les mentalités rétrogrades, les stéréotypes erronés et les stratifications sociales sans fondement réels, continuent à fragiliser cette cohésion sociale.
Ces résidus néfastes du passé se nourrissent de l’exacerbation du sectarisme et du tribalisme, des inégalités économiques flagrantes et de la précarité qui les accompagne. Ils sont également alimentés par la répartition inéquitable des richesses et des opportunités, affectant  souvent les couches sociales historiquement victimes  d’injustice et de marginalisation.
Eliminer ces défis  est une priorité absolue».
Le cinquième défi  pour la Mauritanie est sécuritaire et géopolitique. Une réalité imputable « à l’interconnexion entre les différents pays du fait de la mondialisation, la force par laquelle elle ci  s’impose aux uns  et aux autres, avec des défis internationaux et régionaux à la clef.
Les effets dévastateurs de la violence, du terrorisme et des guerres qui sévissent au niveau international, ont fortement impacté notre continent, en particulier la région du Sahel, qui a connu une forte propagation de l’extrémisme, de la violence, œuvre de groupes terroristes, compromettant les fondements de la sécurité et de la stabilité.
Bien que nous ayons pu préserver notre sécurité et notre stabilité dans cet environnement  très perturbé, par la grâce d’Allah, l’efficacité de notre stratégie sécuritaire intégrée et multidimensionnelle, et la vigilance de nos vaillantes forcées armées et de sécurité, cela reste un défi permanent, car le danger demeure ».
 




Amadou Seck Seck






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Poussée rageuse des produits pétroliers, malgré le maintien des subventions

La nouvelle guerre du Golf, dont les protagonistes sont l’Amérique et Israel d’un côté, la République Islamique d’Iran de l’autre, les perspectives géopolitiques et commerciales, qui en découlent, fait des dégâts collatéraux en Mauritanie, sous forme d’une explosion des prix des produits pétroliers, malgré le maintien des subventions, selon les explications du gouvernement.

En plus de celles ci, les autorités mauritaniennes annoncent d’autres mesures, à travers des filets sociaux profitables aux couches les plus vulnérables, parmi lesquelles les salaires inférieurs à 13.000 MRU et 124.000 ménages en situation difficile, recensés sur le registre national.   
1. Augmentation du prix du gaz domestique comme suit :
Bouteille B12 : au lieu d’un coût de revient atteignant 9 011 anciennes ouguiyas, elle sera vendue à 5 000 ouguiyas (soit une subvention de 4 011 ouguiyas), ce qui représente une hausse de 2 000 ouguiyas par rapport au prix actuel.
Bouteille B6 : au lieu d’un coût de 4 325 anciennes ouguiyas, elle sera vendue à 2 400 ouguiyas (soit une subvention de 1 925 ouguiyas), ce qui représente une hausse de 960 ouguiyas.
Bouteille de 2 kg : au lieu d’un coût de 1 982 anciennes ouguiyas, elle sera vendue à 1 100 ouguiyas (soit une subvention de 882 ouguiyas), ce qui représente une hausse de 440 ouguiyas.
2. Augmentation des prix des carburants liquides (gasoil et essence) :
Gasoil : hausse de 10 %, portant le prix à 563,5 anciennes ouguiyas contre 512,3 auparavant. L’État continuera de supporter une subvention de 282 ouguiyas par rapport au coût au 31 mars.
Essence : hausse de 15,3 %, portant le prix à 589,7 anciennes ouguiyas contre 511,2 auparavant. L’État maintiendra une subvention de 88 ouguiyas par rapport au coût au 31 mars.
Mesures d’accompagnement social :
Afin d’atténuer l’impact de ces hausses sur les citoyens sans revenus stables et ceux à faibles revenus, le Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a instruit le gouvernement de prendre les mesures suivantes :
Augmenter le salaire minimum à 50 000 anciennes ouguiyas, au lieu de 45 000 actuellement.
Accorder une aide de 30 000 ouguiyas à chaque famille inscrite au registre social (plus de 124 000 familles).
Verser une prime de 45 000 ouguiyas aux travailleurs du secteur public (civils et militaires) dont le salaire mensuel est inférieur à 130 000 ouguiyas.
Mesures de rationalisation :
Suspension des missions à l’étranger et de leur accueil, sauf en cas de nécessité extrême.
Réduction de l’organisation des ateliers et rencontres gouvernementales, sauf nécessité.
Interdiction de circulation des voitures après minuit en ville, sauf en cas de nécessité (cette mesure ne concerne pas les piétons ni les usagers de vélos).
Réduction des salaires des hauts responsables :
Des retenues mensuelles (jusqu’à la fin de l’année) seront appliquées sur les salaires :
du Président de la République : 1 million d’anciennes ouguiyas,
du Premier ministre : 400 000 ouguiyas,
des ministres : 200 000 ouguiyas  
 

02/04/2026