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Voici l’enjeu de la visite du PM espagnole en Mauritanie

Mardi 27 Août 2024

Pedro Sanchez, premier Ministre espagnole, effectue une tournée sous régionale dans 3 pays d’Afrique de l’Ouest, Mauritanie, Sénégal et Gambie, du 27 au 29 août 2024, selon une annonce faite par les médias espagnoles.


Ce périple au pas de charge, est mené sous la forte pression d’une urgence, relative à la poussée des migrants subsahariens, dont le nombre d’arrivée dans l’archipel des Canaries, géographiquement proche de la Mauritanie, a atteint 31.155 à la date du 15 août 2024, soit une croissance exponentielle de plus de 66%, comparativement à la même date en 2023.
La lutte contre ce phénomène apparait comme l’unique enjeu de ce voyage, le royaume d’Espagne constituant la ligne de front d’une Union Européenne (UE) qui se barricade et verrouille ses frontières, faisant de l’immigration une question géopolitique  capitale.
La visite permettra à Pedro  Sanchez  de rencontrer  les chefs d’états de Mauritanie, du Sénégal et de Gambie.
Ainsi,  « il va  discuter avec les dirigeants des pays visités,  des mesures à prendre, pour renforcer la coopération dans le cadre de la lutte contre l’immigration irrégulière  et mieux gérer ce  phénomène » selon la presse ibérique.
Nouakchott et l’Union Européenne (UE) sont liées par un accord de partenariat controversé,  sur la lutte contre la migration illégale, qui prévoit le retour des mauritaniens sans papiers.
En contre partie, Nouakchott devrait recevoir une aide de 500 millions d’euros.
Dans son timing, la visite du premier Ministre espagnole intervient alors que l’armée sénégalaise mène une vaste opération de ratissage « Jokko » contre l’immigration irrégulière.  
 
 

Amadou Seck Seck






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L’opposition déplore des atteintes répétées à la liberté

Le Pôle de la Coalition de l’Opposition Démocratique (PCOD), regroupant plusieurs partis politiques et organisations “exprime une vive préoccupation, suite à l’interdiction, par les autorités, d‘une activité publique prévue le 11 février, pour l’annonce de la création d’une alliance électorale, ainsi que l’entrave illégale de la tenue de certaines assemblées générales constitutives de partis politiques et les obstacles pour l’accès aux parrainages” dans une déclaration envoyée à “Nouakchott Times”.

La nouvelle alliance électorale concernée par l’activité interdite, regroupe la mouvance RAG du député Biram Dah Abeid, l’Alliance pour la Justice et la Démocratie/Mouvement pour la Réconciliation (AJD/MR), la mouvance de Mohamed Abdel Aziz, ancien président de la République et d’autres organisations.
Le document pointe “des décisions, manifestement illégales, qui soulèvent de nombreuses interrogations quant au respect des libertés publiques, garanties par la constitution, notamment la liberté de réunion, d’expression et d’organisation politique.
Au delà des implications juridiques, ces restrictions de liberté sont de nature à affecter le climat de confiance et d’apaisement, que notre pôle considère comme une condition essentielle à la réussite d’un dialogue national sérieux et constructif. Cette exigence, avait été clairement exprimée à son Excellence, le président de la République, lors de notre rencontre le mois dernier, en amont du lancement du processus de dialogue national”.
Rapportés au contexte national, les faits dénoncés dans la déclaration “peuvent être perçus comme des signaux préoccupants, susceptibles d’alimenter des doutes quant à l’existence d’une Volonté réelle d’instaurer un cadre véritablement propice au dialogue et à l’ouverture démocratique”.
  Par ailleurs, le pôle de l’opposition démocratique déplore “des attitudes et déclarations injustifiés de certains acteurs politiques, susceptibles d’alimenter les incompréhensions, ou les malentendus artificiels, préjudiciables à la sérénité et à l’apaisement du climat politique, notamment au sein de l’opposition dans toute sa diversité.
 Le PCOD rappelle que l’engagement en faveur du dialogue national, lorsqu’il repose sur des principes, des garanties et une volonté sincère de réforme, ne saurait être réduit à des jugements hâtifs ou attaques personnelles, incompatibles avec l’exigence de responsabilité et de respect mutuel entre forces politiques”.
La déclaration demande “qu’il soit mis fin aux tentatives de sabotage du dialogue, émanant de milieux hostiles à toute réforme sincère, qui brandissent l’argument d’un prétendu et impensable troisième mandat, afin de perturber la sérénité du débat démocratique”.
 

Amadou Seck Seck
15/02/2026