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Vers une amélioration de la législation contre la traite des personnes

Jeudi 3 Avril 2025

La Mauritanie va vers une amélioration de la législation réprimant la traite êtres humains, notamment celle des enfants.


  C’est dans cet esprit que le gouvernement,  a examiné et adopté, un projet  décret  protégeant les victimes de cette grave infraction « leurs familles, des témoins, des auxiliaires de justice et des lanceurs d’alerte » au cours de sa réunion hebdomadaire du mercredi 02 avril 2025.
Ce texte« vise à établir des mécanismes de protection et d’assistance aux victimes de la traite des êtres humains, à leurs familles, aux témoins, aux lanceurs d’alerte, aux auxiliaires de justice, aux informateurs confidentiels et aux lanceurs d’alerte».
Cette protection concerne « l’aspect physique, psychologique, juridique, l’immunité contre les poursuites, la confidentialité des procédures, la préservation de l’identité  de la victime.
Elles incluent également la protection de l’enfance, des mesures d’assistance sociale (soins médicaux, fournitures d’informations sur les droits de la victime) et la procédure à suivre devant les  juridictions, le droit à la traduction en tenant compte  des intérêts de l’enfant » explique le communiqué du Conseil des Ministres.       
 
 
 







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Mariam mint Cheikh et Ghamour Achour, 2 députées en détention provisoire

Le parquet de la République du tribunal de Nouakchott Ouest, a placé en détention provisoire, suivant la procédure du flagrant délit, ce lundi, Mariam mint Cheikh et Ghamou Achour, deux (2) militantes de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), élues députées sous les couleurs du parti “SAWAB”.

Il est reproché aux 2 dames “la diffusion de vidéos contenant des critiques virulentes” contre le président de la République et “une atteinte aux symboles nationaux via des moyens numériques”.
 Pour traiter cette affaire suivant la procédure du flagrant délit, le parquet s’appuie sur la loi 2016-007 du 20 janvier 2016, relative à la cybercriminalité, qui vise “à encadrer et réprimer les infractions liées aux technologies de l’information et de la communication”.
Un texte très élastique, une véritable auberge espagnole, visant plusieurs cyber infractions “accès illégal aux systèmes, altération de données” et des contenus numériques tels que “l’injure, la diffamation, les propos racistes, l’atteinte aux symboles nationaux, incitation à la violence et trouble à l’ordre public”.
Cette procédure du flagrant délit, dont l’effet et la suspension de l’immunité attachée à 2 parlementaires, sans passer par un vote de l’assemblée nationale, suscite une vive controverse.
Ainsi, des militants abolitionnistes, à l’image de Cheikh Sidaty Hamadi, déplorent “une immunité parlementaire piétinée” et mettent en garde contre “une banalisation de l’exception en Mauritanie”.
Sur la base de la procédure suivie par le parquet, qui a directement transmis le dossier au président de la juridiction compétente, les  deux (2) députées devraient jugées au cours d’une audience de flagrant délit du tribunal correctionnel,  dans un délai maximum de 29 jours.
 

21/04/2026