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Vers une amélioration de la législation contre la traite des personnes

Jeudi 3 Avril 2025

La Mauritanie va vers une amélioration de la législation réprimant la traite êtres humains, notamment celle des enfants.


  C’est dans cet esprit que le gouvernement,  a examiné et adopté, un projet  décret  protégeant les victimes de cette grave infraction « leurs familles, des témoins, des auxiliaires de justice et des lanceurs d’alerte » au cours de sa réunion hebdomadaire du mercredi 02 avril 2025.
Ce texte« vise à établir des mécanismes de protection et d’assistance aux victimes de la traite des êtres humains, à leurs familles, aux témoins, aux lanceurs d’alerte, aux auxiliaires de justice, aux informateurs confidentiels et aux lanceurs d’alerte».
Cette protection concerne « l’aspect physique, psychologique, juridique, l’immunité contre les poursuites, la confidentialité des procédures, la préservation de l’identité  de la victime.
Elles incluent également la protection de l’enfance, des mesures d’assistance sociale (soins médicaux, fournitures d’informations sur les droits de la victime) et la procédure à suivre devant les  juridictions, le droit à la traduction en tenant compte  des intérêts de l’enfant » explique le communiqué du Conseil des Ministres.       
 
 
 







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La défense des militantes en détention dénonce diverses formes d’humiliation

Le collectif des avocats de la défense de Mariam Cheikh Dieng, Ghamou mint Achour, députés de la mouvance abolitionniste, élues sous les couleurs de Sawab et Warda Souleymane, journaliste, en détention provisoire à la maison d’arrêt des femmes, depuis une dizaine de jours, dénonce “diverses formes d’humiliation infligées” à ses clientes, dans une déclaration rendue publique vendredi.

Les avocats signalent “des atteintes à la liberté, des violations systématiques de la loi, des conventions internationales et des dispositions réglementant le traitement des personnes placées en détention et tous les textes relatifs, au fonctionnement des établissements pénitentiaires”.
La déclaration des avocats relève “avec consternation et regret, l’isolement total de Mariam Cheikh Dieng et son nourrisson de moins de 5 mois, ainsi que l’interdiction faite à Ghamour Achour, de pratiquer des exercices physiques qui lui sont médicalement prescrits”.
Par ailleurs “bien avant qu’elles ne soient membres du parlement, les 2 députés déjà ont fait l’objet d’une procédure sommaire de flagrant délit.
 Cette fois, le même procédé se répète, violation de la loi, dans une tentative manifeste de soustraire l’examen de leur cas aux députés, afin de pouvoir les incarcérer en toute facilité, en catimini” rappelle le communiqué des avocats.
La déclaration s’indigne par la suite du cas de la journaliste, Warda Souleyman “victime d’actes encore plus graves. Des éléments de la garde nationale, chargés de la sécurité de la prison, n’ont pas hésité à la brutaliser physiquement, la traînant sans ménagement, lui assenant de violents coups de bâtons et de matraques, jusqu’à ce qu’elle entre dans un état comateux, devant l’ensemble des détenus et du personnel administratif”.
Des faits “enregistrés par les caméras de surveillance de la prison, qui fonctionnent H24” ajoute le communiqué des avocats de la défense.
 

02/05/2026