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Vers un nouveau statut des douanes

Jeudi 10 Avril 2025

Le gouvernement a examiné et un adopté, un projet de loi relatif au statut des douanes, au cours de sa réunion hebdomadaire du mercredi 09 avril 2025, rapporte un communiqué publié au terme du Conseil des Ministres.


Ce texte, qui sera prochainement soumis au vote des députés, touche à tous les aspects liés aux activités et  à l’évolution de carrière des soldats de l’économie : dimension économique, sécuritaire et gestion du personnel.
Ce statut  « vise à établir un régime spécifique pour la gestion du personnel des douanes en instituant un cadre juridique harmonisé, avec des lois régissant les corps de sécurité et les corps paramilitaires  nationaux similaires.
Cette réforme consacre le rôle vital multidimensionnel des douanes, dans sa dimension économique cruciale,  qui concerne les recettes et revenus  de l’état, ses importations et exportations, le contrôle des échanges commerciaux et extérieurs, ainsi qu’un rôle préventif à double vocation, en garantissant la sécurité à travers  la lutte contre le trafic de drogue, d’armes et la gestion des crises ».
Ainsi, ce projet de loi  vise également « à réorganiser  et restructurer les différents corps, tout  en remédiant à plusieurs lacunes dans les lois et règlements intérieurs, en introduisant des innovations, afin de permettre  une dynamique d’avancement fluide et équitable pour les droits du  personnel, une réorganisation des corps, un parcours professionnel clair et motivant, une mise à jour des critères de recrutement permettant au corps de sélectionner son personnel, suivant des normes claires et précises en fonction des besoins (vers une douane de métier) et d’améliorer la formation continue des agents ».         
 







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L’honorable député Fraba Ngom de retour dans le Bossea

L’honorable député Farba Ngom est revenu dans son fief, la commune des Agnam, le samedi 9 Mai 2026, au terme d’un voyage ordinaire qui a pris les allures d’une véritable caravane politique, au vu de l’accueil populaire réservé par les populations des différentes localités situées sur un parcours de près de six cents kilomètres. Des sénégalais en liesse, depuis Touba, jusqu’à Agnam, en passant par Dara Djolof, Linguère, Ranerou, Ouro Sogui....

Proche du président Macky Sall dont il représente un des piliers du cercle des intimes, Mahamadou Ngom, dit Farba, revient sur la terre du Fouta, après plus d’une année d’absence forcée, imputable à des ennuis judiciaires liés à une reddition de comptes, transformée en une vulgaire vendetta par le régime PASTEF. Un parti dont le chef, par ailleurs Premier ministre du Sénégal, est venu jusqu’à Agnam, pour annoncer aux populations, sur un tempo digne de la rhétorique des administrateurs coloniaux des années 1910, le prochain embastillement de l’édile de cette grande commune du Bossea. 
La suite se décline à travers un dossier fabriqué par la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF). Une institution anti-blanchiment dévoyée, transformée en outil de traque, loin de sa mission originelle, après le départ de Ramatoulaye Gadio et l’arrivée d’un fonctionnaire des impôts, Ahmadou Bamba Siby, éminent membre du PASTEF. Un politicien, qui mit entièrement la CENTIF au service de l’agenda de vengeance et de revanche d’Ousmane Sonko.
Placé en détention provisoire le 27 Février 2025 pour « association de malfaiteurs, escroquerie sur les deniers publics et blanchiment de capitaux », le député-maire des Agnam a été remis en liberté provisoire sous contrôle judiciaire par la Cour Suprême, confirmant les ordonnances du juge d’instruction et de la Chambre d’accusation financière, le 28 Avril 2026. Des décisions prises par les juges du siège, dont l’exécution avait été retardée pendant plusieurs mois par les recours systématiques du Parquet, qui ressemblent plus à des manœuvres dilatoires visant à prolonger le plus longtemps possible une commande politique.
 Une hypothèse parfaitement illustrée par ce rappel factuel : une affaire de blanchiment présumé de 125 milliards, ridiculement transformée, par les politiciens commanditaires, en une histoire « d’usage de deux téléphones par un détenu », simple infraction au règlement intérieur de l’établissement pénitentiaire.  Un nouveau dossier, sur lequel le député a été entendu pour les besoins d’une enquête préliminaire, en violation de son immunité, et dont toutes les pièces ont été annulées par la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Dakar, le 26 Avril, la Cour suprême rejetant le recours du Parquet général, le 28 Avril.
La vérité à quelque chose de particulier,on peut retarder son éclatement,mais impossible de l'annuler.
 

Amadou Seck Seck
10/05/2026