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Mise en perspective de la mésaventure de Ibrahima Bâ

Dimanche 21 Septembre 2025

Ibrahima Bâ, un jeune mauritanien, petit fils de Bâ Mamadou Alassane, ancien ministre et leader d’un parti politique, raconte sa mésaventure, née d’une rafle de police, suivie d’un placement dans un centre de transit pour étrangers en situation irrégulière, à travers un document abondamment partagé et commenté sur les Réseaux Sociaux.


Un incident qui provoque un énorme d’indignation sur la toile.

Mise en perspective de la mésaventure de Ibrahima Bâ
Ce jeune homme, âgé de 33ans, sert un récit suivant lequel  « il a été arrêté au cours d’une rafle au faciès. On m’a demandé mes papiers. Je ne les avais pas. On me dit d’embarquer pour une vérification d’identité. Je crois sur paroles. Mais, j’ai tort ».
 Ainsi, une fois arrivé sur les lieux censés permettre d’accomplir cette formalité « ils m’ont jeté dans un cachot étouffant, entassé avec d’autres hommes.
 L’air y était irrespirable, la chaleur insupportable. On prit mes empreintes. On grava mon nom sur un registre, mais personne ne se soucia de mon corps, ni de mon histoire. En pleine nuit, on nous conduit dans un centre de rétention : murs crasseux, odeurs de sueur et d’urine, silhouettes qui erraient sans espoir. Privé de mes médicaments, je sentis mon souffle se couper, mon cœur s’accélérer, mes forces me quitter peu à peu ».
L’auteur de ce récit poignant a été libéré grâce à une forte mobilisation de la famille, suivant des conditions extrêmement regrettables.
Ce cas, devrait être mis en perspective par  les plus hautes  autorités et les responsables des forces de sécurité, en vue d’une approche plus  humaine et  intelligente de l’application de la  loi.
 On peut suggérer que ce jeune homme,  aurait pu être accompagné à son domicile par 2 agents, pour vérifier sa véritable identité, et éviter cette grosse bourrasque sur les Réseaux Sociaux, surtout dans le contexte d’une Mauritanie plurielle, dont certains citoyens  continuent à  rencontrer des obstacles par rapport à l’accès aux documents d’état civil.
Cette malheureuse affaire, appelle à une prise de conscience pour promouvoir la tolérance, l’égalité et protéger les droits de tous, dans une République dont le souffle permanent renvoie à des principes fondamentaux, parmi lesquels le refus de toute forme de discrimination.
Ces rafles, opérées  dans le cadre de la lutte contre l’immigration irrégulière, doivent être strictement encadrées, pour promouvoir l’égalité à travers le respect des droits humains.
 

Amadou Seck Seck






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Douzième édition du forum régional marin et côtier du 27 au 30 avril

Le Sheraton de Nouakchott a abrité, vendredi soir, un diner de presse consacré à la douzième édition du forum régional marin et côtier, prévue à Nouakchott du 27 au 30 avril 2026.

Un événement qui sera organisé par le Partenariat Régional pour la Conservation de la zone côtière et Marine (PRCM) d’Afrique de l’Ouest, une institution sous régionale, regroupant la Mauritanie, le Sénégal, le Cap-Vert, la Gambie, la Guinée Bissau, la Guinée et la Sierra Leone, en collaboration avec le Ministère de l’environnement et du Développement durable, et plusieurs partenaires, sous le thème “la santé des océans, levier d’une économie bleue durable et inclusive”.
500 participants  prendront part aux assises de Nouakchott , conçues comme “une plateforme régionale d’échanges et de concertation, réunissant acteurs gouvernementaux, parlementaires, scientifiques, acteurs de la société civile nationale et internationale, représentants du secteur privé et bailleurs de fonds, pour un partage d’expériences et un  échange des bonnes pratiques contribuant à l’adoption de stratégies intégrées pour la préservation de la santé des océans  et la résilience des communautés côtières “ explique un document.
Le forum ambitionne “de favoriser un dialogue entre gouvernants, organisations régionales, Partenaires Techniques et Financiers, chercheurs et acteurs de la société civile, promouvoir des politiques publiques intégrées et durables, mettre en lumière les initiatives et les bonnes pratiques, encourager les synergies régionales et la mobilisation autour des enjeux liés à l’économie bleue durable”.
Plusieurs thèmes seront abordés à l’occasion du forum “gouvernance et coopération régionale, conservation de la biodiversité marine côtière, adaptation au changement climatique, gestion durable des pêches, économie bleue et développement durable, rôle des communautés”.
Le diner de gala a donné lieu des échanges de haute facture,  notamment une séance de questions/réponse  avec les interventions de Ahmed Senhoury, Directeur Exécutif du Partenariat Régional pour la Conservation  côtière et  Marine (PRCM) en Afrique de l’Ouest, du Ministre de l’Environnement et du Développement durable, Messaouda mint Baham Mohamed Laghdaf et du Secrétaire Général du gouvernement, Lam Thierno Al Housseinou, autour des enjeux tels  que:  le concept de l’économie bleue, les problèmes liés à la farine de poisson, la gestion durable des ressources halieutiques, l’érosion côtière......
               
 


Contexte et enjeux

Les   écosystèmes marins et côtiers en Afrique de l’Ouest sont parmi les plus riches et les plus productifs du monde. Ils jouent un rôle déterminant dans le domaine de la sécurité alimentaire, la création d’emplois, la résilience et la croissance économique durable
 Les plus grandes concentrations urbaines sont implantées sur la côte atlantique (Nouadhibou, Nouakchott, Saint Louis, Dakar, Banjul, Bissau, Conakry). Ainsi, des dizaines de millions de personnes, dépendent directement ou indirectement des ressources marines pour leur subsistance.
Dans les différents pays “les zones côtières soutiennent des secteurs économiques stratégiques tels que la pêche, le tourisme, le transport maritime, les énergies renouvelables et fossiles.
Elles abritent également des écosystèmes d’une richesse exceptionnelle, essentiels à la régulation du climat et la préservation de la biodiversité”. 
Cet espace vital, fait face à des contraintes naturelles et économiques, notamment “des pressions croissantes : surexploitation des ressources halieutiques, pollution marine, dégradation des habitats naturels, érosion côtière et remontée du niveau de la mer, impact du changement climatique, conflit entre usage et développement d’infrastructures littorales”.
Un environnement marqué “par une dégradation progressives de la santé des océans, qui constitue une menace directe sur l’équilibre écologique, la durabilité des économies nationales et la stabilité des communautés côtières”.
 
C’est dans ce contexte que le Forum Régional Marin et Côtier (FOMACO), a été initié en 2004 par le Partenariat Régional pour la Conservation de la zone côtière  Marine (PRCM), pour servir de “plateforme majeur de dialogue stratégique et de coordination régionale sur les préoccupations majeures par rapport aux ressources marines et aux écosystèmes qui les supportent”.
 

Amadou Seck Seck
01/03/2026