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Maaden Mauritanie

Jeudi 4 Janvier 2024

Maaden Mauritanie: Lancement des travaux de l’Atelier de capitalisation des acquis et le renforcement des capacités organisationnelles et institutionnelles de l’activité minière artisanale et semi-industrielle de l’or.

Nouakchott, le 4 janvier 2024,



Sous la supervision de S.E.M. Nani Ould Chrougha, Ministre du Pétrole, des Mines et de l'Énergie, Porte-parole du Gouvernement, l'Agence Nationale Maaden  Mauritanie a lancé ce jeudi 4 janvier 2024, au Palais des Congrès, un atelier sous le thème " Capitalisation des acquis et le renforcement des capacités organisationnelles et institutionnelles de l’activité minière artisanale et semi-industrielle de l’or".

La cérémonie d’ouverture de cet atelier a été marqué par la présence des Ministres des Finances, de la Santé, du Commerce, de l'Industrie de l’Artisanat et du Tourisme, du Gouverneur de la Banque centrale, du Président de l’Union Nationale du Patronat Mauritanien, du Président de la Chambre de Commerce de l’Industrie et de l’Agriculture en plus du conseiller du Premier Ministre chargé des Mines et du Wali de Nouakchott Ouest. Ont également pris part à la cérémonie les autorités administratives locales, les élus des Wilayas de Tiris Zemmour, Dakhlet Nouadhibou et Inchiri.

Dans son discours prononcé à l’occasion, S.E. le  Ministre du Pétrole, des Mines et de l'Énergie, M. Nani Ould Chrougha a affirmé que l’avènement de l’exploitation minière artisanale apparue en 2016  a déclenché un mouvement de masse venant de toutes les régions du pays vers  les zones de Tijirit et Tasiast.

« En peu de temps », a-t-il ajouté le Ministre, « le nombre des sites d'exploitation artisanale  de l'or s’est développé »  entraînant des risques environnementaux et des accidents qui se sont parfois avérés mortels, en plus du danger des opérations de traitement avec des substances nocives telles que le mercure".

Il a déclaré que « l'activité se caractérisait par l'anarchie, l'improvisation et l'absence de cadre et d’une vision claire sur les perspectives d’avenir » jusqu’au moment où le Président de la République Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a donné les instructions  pour anticiper l'avenir, et faire face aux risques, assurer la sécurité des exploitants artisanaux. Ces instructions se sont matérialisées par la création de l’Agence Nationale Maaden Mauritanie dont la mission est d’assurer l’encadrement de l’activité minière artisanale et semi industrielle de l’or. Cela a permis non seulement de sortir ce secteur du chaos, de l'anarchie et de l'incertitude qu'il a connus au cours de ses premières années, mais aussi de le hisser à un niveau supérieur d'organisation et d’encadrement".

Il a ajouté que "sous la supervision directe et le suivi de Son Excellence le Président de la République, l'Agence "Maaden Mauritanie" a capitalisé un grand nombre de réalisations dans divers domaines liés à la supervision de l'activité, tels que la fourniture d'infrastructures et de services, la formation, la sensibilisation en matière de sécurité des mineurs, la préservation de l'environnement, l’exploration  et l'ouverture de nouveaux sites pour les mineurs, la création de pôles semi-industriels pour le traitement des résidus, ainsi que la formulation d'une vision stratégique pour élever le secteur minier  artisanal à un niveau supérieur, un défi majeur que nous poursuivons avec la grâce de Dieu".

Il a ajouté que : "Dans une démarche humanitaire généreuse, rassurante et soulageante pour une grande partie des acteurs du secteur, Son Excellence le Président a ordonné la création d'un Fonds de solidarité sociale en faveur des mineurs artisanaux et de leurs familles, d'un montant d'un milliard d'anciennes ouguiyas".

"Le ministre a ajouté que la capitalisation des acquis et le renforcement des capacités organisationnelles et institutionnelles de l'activité minière artisanale et semi-industrielle de l'or nécessitent la création d'un guide complet des procédures réglementaires pour l'agence, l'introduction de nouvelles technologies, la création de bases de données et la promotion et l'intégration des bonnes pratiques dans toutes les fonctions et activités du secteur".

Il a déclaré : "Il est nécessaire que tous les acteurs du secteur minier artisanal fassent preuve de patriotisme en respectant les accords conclus par l'État avec les opérateurs industriels. En plus du respect de l’intégrité territoriale et le respect des normes de santé, de sécurité et environnementaux .

Après le discours d'ouverture, les invités et les participants ont suivi deux présentations  dont l’une portait sur le cadre réglementaire de l'exploitation minière artisanale et semi-industrielle de l'or, et la deuxième sur l'impact environnemental de l'exploitation minière artisanale et semi-industrielle de l'or.

Prennent également aux travaux de cet atelier les délégués des syndicats, des représentants des exploitants artisanaux, des sociétés de traitement de résidus, des petites exploitations minières, ainsi que des organisations de la société civile travaillant sur les questions minières, en plus de partenaires techniques au développement.

L'objectif général de cet atelier, qui se déroulera les 4 et 5 janvier 2024 au Palais des Congrès s'inscrit dans le cadre  de l’approche consultative et participative adoptée par l'Agence Nationale Maaden Mauritanie afin de mettre en place une méthodologie d’encadrement adaptée  aux défis évolutifs et enjeux du secteur .







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Bilan et perspectives de l’action gouvernementale 2025/2026 : le PM devant l’assemblée nationale

Le premier Ministre, Moctar ould Diaye, a présenté le bilan et les perspectives de l’action gouvernementale pour la période 2025/2026, devant l’assemblée nationale, au cours d’une séance plénière qui s’est déroulée jeudi.


Un exercice dominé par le vaste chantier de l’état de droit, des institutions fortes et les réformes.
Dans son  Grand Oral, Moctar Diaye, parle “de résultats exceptionnels obtenus et de perspectives prometteuses  pour l’année en cours, traduisant une vision éclairée de Son Excellence, le président de la République, Mohamed Cheikh El Ghazouani, lesquels reflètent la sincérité de sa détermination et la force de la  volonté de réaliser les différents de son programme: mes engagements et mon ambition pour la patrie, qui visent à changer la réalité du pays et  l’orienter vers des horizons plus larges de fraternité, de sécurité, de développement et de justice”.
Le premier Ministre sacrifie ainsi à un exercice prévu par l’article 73 de la constitution.
Ainsi, sur la base des cinq (5) piliers servant de colonne vertébrale à la vision du président de la République, Mohamed Cheikh El Ghazouani, le gouvernement du premier Ministre, Moctar ould Diaye “s’est engagé à mettre en œuvre 302 activités dans le cadre d’ateliers et diverses initiatives déjà révélées.
Sur les 278 engagements mis en œuvre, soit 92%, 224, soit 74%, ont été intégralement réalisés, et 54 (18%) partiellement exécutés.
Les engagements non réalisés du programme annoncé représentent 8% du total”.
 

État de droit et institutions fortes

Sur le premier chantier, relatif à la création des conditions d’un état de droit, reposant sur des institutions fortes “dans le cadre d’une gouvernance moderne et saine, l’objectif principal et de réformer et développer le système démocratique, avec des leviers capables de porter une gestion efficace apte à protéger et promouvoir les droits et libertés fondamentales.
Dans ce cadre, le gouvernement a divisé son programme de travail en quatre (4) ateliers : gouvernance politique, état de droit, libertés publiques et droits de l’homme, bonne gouvernance et réformes administratives.
Des engagements pris au titre du premier atelier (gouvernance politique), ont permis au gouvernement de poursuivre et renforcé le dialogue institutionnel avec l’Assemblée Nationale, en améliorant la coordination des travaux parlementaires, et en répondant rapidement aux questions orales et écrites et un suivi rigoureux des projets de lois.
Ces mesures ont contribué à accroitre la transparence, renforcer la coopération institutionnelle, consolider la gouvernance démocratique et éclairer l’opinion publique”.
Au sujet de ce premier axe “et sur la base des progrès réalisés au cours des 6 dernières années” le premier Ministre insiste sur “la consolidation du système démocratique, l’enracinement de la culture de l’ouverture et du dialogue, l’ancrage de la justice, service essentiel de l’état de droit, l’accélération de la réforme de l’administration, la lutte contre la corruption, en vue de renforcer la confiance des citoyens vis à vis de l’état et entre eux mêmes”.
Dans cet esprit “le gouvernement poursuivra l’accompagnement et la facilitation de toutes les mesures préparatoires au dialogue national annoncé par le président de la République.
Il sera également poursuivi l’ouverture à l’ensemble des acteurs politiques, tant de la majorité, que de l’opposition, à travers l’écoute, l’implication et la garantie de l’accès à l’information et aux médias.
Le gouvernement veillera particulièrement à la régularité des rencontres avec l’institution de l’opposition, conformément à la loi et apportera son appui à tout ce qui peut contribuer à la préservation et au renforcement du climat d’apaisement qui règne dans le pays”. 
 

Réformes

Dans les actions réalisées par le gouvernement, Moctar ould Diaye a fait un focus sur un deuxième atelier dont le travail est axé sur les réformes “un document sur le développement de la  justice, le renforcement de son indépendance, l’amélioration de la situation des professionnels du secteur, le soutien aux ressources humaines et des actions visant l’efficacité des institutions et organes administratifs du secteur”.
Les différentes actions entreprises dans cet atelier se sont concrétisées “par la création d’un Institut Supérieur de la Magistrature (ISM), le renforcement des ressources humaines du secteur avec le recrutement de 20 juges et 21 greffiers, l’augmentation des indemnités du personnel, l’achèvement de la numérisation des actes de procédure pénale, des services d’enregistrement, du casier judiciaire et la construction de sièges pour de nouveaux turbinaux”.
Le gouvernement travaille également sur un plan d’action visant la mise en place de la Stratégie Nationale des Droits de l’Homme (SNDH).
Le chef du gouvernement a aussi évoqué les actions visant à promouvoir à l’accès à l’information dans le cadre du renforcement de la consolidation de la liberté de la presse.
Au sujet du troisième axe, sur la bonne gouvernance, il été procédé “à une révision du cadre réglementaire de lutte contre la corruption : amendement de la loi anti corruption, obligation de la déclaration de patrimoine et d’intérêt, création d’une Autorité Nationale Corruption (ANAC), renforcement du dispositif de prévention et de dissuasion contre les actes de corruption”.
Les efforts du chantier de lutte contre la corruption ont aussi porté sur plus de transparence dans le processus d’adjudication des marchés publics et le problème de la fraude dans l’usage du service public.
 

Amadou Seck Seck
23/01/2026