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Liste des potentiels candidats à l’élection présidentielle du 29 juin 2024

Dimanche 19 Mai 2024

Le Conseil Constitutionnel a publié la liste des potentiels candidats à l’élection présidentielle du 29 juin 2024.
Il s’agit des prétendants répondant à l’exigence de la fourniture complète des pièces d’état civil et ayant déposé les parrainages, dont le dossier


Les   potentiels candidats,  dont les noms figurent sur la liste arrêtée par le Conseil Constitutionnel,  peuvent contester la validité des pièces figurant dans le dossier de  l’un de leurs adversaires, introduisant  un recours devant la chambre administrative de la Cour Suprême, avant la décision de fond de la haute juridiction.

Celle-ci interviendra au cours  d’une audience visant  l’examen de la   validité des candidatures en rapport avec les dispositions constitutionnelles, notamment l’article 28.

Le dossier de Mohamed ould Abdel Aziz, ancien président de la République (2009/2019), condamné en première instance à 5 ans de prison fermes, pour des faits liés à sa décennie de gouvernance, et qui a fait appel  contre ce verdict, a été éliminé pour « défaut, ou insuffisance, de parrainages » selon des sources proches de l’institution.

 

   1 Mohamed Chekh El Ghazouani.

   2 Mohamed Lemine El Moutaj El Wafi.

   3-Hamadi Sidi El Moctar Mohamed Abdi.

   4-Otouman  Antoine Sliman Soumaré.

   5-  Mamadou Bocar Ba

   6- El Id Mohameden MBareck.

   7-Biram  Dah Abeid.

      La liste a été établie suivant l’ordre de dépôt des dossiers.








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Mariam mint Cheikh et Ghamour Achour, 2 députées en détention provisoire

Le parquet de la République du tribunal de Nouakchott Ouest, a placé en détention provisoire, suivant la procédure du flagrant délit, ce lundi, Mariam mint Cheikh et Ghamou Achour, deux (2) militantes de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), élues députées sous les couleurs du parti “SAWAB”.

Il est reproché aux 2 dames “la diffusion de vidéos contenant des critiques virulentes” contre le président de la République et “une atteinte aux symboles nationaux via des moyens numériques”.
 Pour traiter cette affaire suivant la procédure du flagrant délit, le parquet s’appuie sur la loi 2016-007 du 20 janvier 2016, relative à la cybercriminalité, qui vise “à encadrer et réprimer les infractions liées aux technologies de l’information et de la communication”.
Un texte très élastique, une véritable auberge espagnole, visant plusieurs cyber infractions “accès illégal aux systèmes, altération de données” et des contenus numériques tels que “l’injure, la diffamation, les propos racistes, l’atteinte aux symboles nationaux, incitation à la violence et trouble à l’ordre public”.
Cette procédure du flagrant délit, dont l’effet et la suspension de l’immunité attachée à 2 parlementaires, sans passer par un vote de l’assemblée nationale, suscite une vive controverse.
Ainsi, des militants abolitionnistes, à l’image de Cheikh Sidaty Hamadi, déplorent “une immunité parlementaire piétinée” et mettent en garde contre “une banalisation de l’exception en Mauritanie”.
Sur la base de la procédure suivie par le parquet, qui a directement transmis le dossier au président de la juridiction compétente, les  deux (2) députées devraient jugées au cours d’une audience de flagrant délit du tribunal correctionnel,  dans un délai maximum de 29 jours.
 

21/04/2026