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Le lapin des migrants maliens aux journalistes

Mercredi 26 Mars 2025

Annoncés comme organisateurs d’un point de presse, au siège de l’Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste(IRA), ONG anti esclavagiste et de défense des droits humains, lundi, les représentants des migrants maliens, ont finalement posé un lapin aux journalistes ayant fait le déplacement.


  Attendus pour évoquer les centaines de reconduites aux frontières de leurs compatriotes,  opérées ces dernières semaines et les obstacles rencontrés dans le processus d’accès aux titres de séjours, ils ne se  sont pas présentés.
  Un faux non expliqué, qui pourraient être motivé par des promesses d’assouplissement des conditions d’accès à la carte de séjour.
Mais aussi, des pressions diplomatiques et amicales des autorités consulaires maliennes, qui travaillent sur cette épineuse question depuis le début des vagues d’expulsions à l’origine d’un incident, au poste frontalier de Goguy Zemal, dans le département de Kobenny, au Hodh El Gharbi, il y a quelques jours.
 







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Pour une Mauritanie fondée sur l’égalité de citoyenneté

Déclaration de Biram Dah Abeid au sujet de la pétition signée par 242 personnalités mauritaniennes

Biram Dah Abeid salue la pétition des 242 personnalités qui demandent la reconnaissance constitutionnelle des Haratines et une discrimination positive. Il reconnaît la réalité des faits: l’esclavage a laissé des blessures profondes, et les Haratines subissent encore marginalisation et exclusion dans l’accès à la terre, aux postes et aux opportunités.
Mais il met en garde contre une République organisée en quotas communautaires, qui risquerait de figer les divisions. Pour lui, l’État doit mener des politiques publiques ciblées, transparentes et évaluables pour les zones et populations pauvres et exclues. Les Haratines, premières victimes, en seront les premiers bénéficiaires, sans que ce soit un privilège.
La justice doit être nationale: elle concerne aussi Arabes, Négro-africains, femmes et jeunes. Elle doit traiter le passif humanitaire comme une blessure du pays entier. L’accès à l’État doit reposer sur le mérite et la loi, pas sur la négociation entre composantes.
Objectif: réparer l’histoire sans enfermer les citoyens dans leur origine, et construire une citoyenneté commune où chacun peut dire: "La Mauritanie est mon identité

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