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Le Ramadan débute samedi 01 mars

Samedi 1 Mars 2025

La commission nationale d’observation du croissant lunaire a annoncé, vendredi soir, dans un communiqué parvenu à l’AMI qu’elle a reçu des témoignages prouvant l’apparition du croissant lunaire dans la nuit du vendredi à samedi.


Par conséquent, le premier jour du Ramadan coïncidera avec le 1 mars 2025.
Dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion tenue vendredi soir au siège du ministère des affaires islamiques et de l’enseignement originel à Nouakchott, la commission a ajouté que ses investigations et ses contacts avec toutes les wilayas et toutes les moughataas du pays ont confirmé que l’observation du croissant de Ramadan a été confirmée ce soir.
Voici le texte du communiqué :
« La commission nationale pour l’observation du croissant lunaire s’est réuni dans les locaux du ministère des Affaires islamiques et de l’Enseignement originel le vendredi soir 29 cha’ban 1446 de l’hégire, correspondant au 28 février 2025, pour observer le croissant lunaire du mois béni de Ramadan 1446 de l’hégire.
Après avoir contacté toutes les wilayas du pays et mené les enquêtes nécessaires, la commission est parvenue à confirmer l’observation du croissant lunaire cette nuit, avec une observation approfondie impliquant un certain nombre de témoins dans différentes parties du pays.
Par conséquent, le premier jour du mois béni de Ramadan 1446 de l’Hégire est le samedi 1er mars 2025.”

AMI

Amadou Seck Seck






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SOMELEC : des marchés, un rapport, et des questions sans réponse

Le rapport de l’Organisation pour la Transparence Inclusive sur les incendies des postes électriques de Nouakchott ne doit pas être perçu comme une condamnation, mais comme une alerte sérieuse. Cette alerte repose sur trois points majeurs : les références techniques contestées de l’entreprise ayant posé les câbles, l’attribution de marchés sensibles malgré cela, et un possible lien avec un député qui soulève une question d’incompatibilité. L’auteur insiste : seule la publication des pièces officielles permettra de trancher.Le texte commence par l’appel d’offres. Il ne s’agissait pas d’un chantier banal. Il concernait des liaisons souterraines en 33 kV, des systèmes de protection et le raccordement à un centre de contrôle. Le cahier des charges exigeait deux marchés comparables sur les cinq dernières années. Pour répondre, CTM Bâtiment a cité la centrale solaire de Zouerate pour la SNIM. Or un mémoire de fin d’études interne à la SNIM, encadré dans le cadre du marché DME 002/2022, attribue la construction à CTM Bâtiment mais l’installation technique à une autre société. Une source de la SNIM aurait confirmé. L’OTI conclut que même avec l’interprétation la plus favorable, l’expérience requise n’est pas démontrée. D’où la question : une entreprise de bâtiment peut-elle être jugée apte pour des installations électriques stratégiques ?Sur le volet financier, le 8 janvier 2025 CTM Bâtiment remporte le marché de la ligne 33 kV pour la station d’Idini à 81 947 333 ouguiyas TTC, alors que plusieurs offres étaient moins chères. L’une des entreprises écartées avait 18 ans d’expérience. L’auteur rappelle qu’une offre moins chère ne gagne pas toujours, mais que dans un secteur aussi sensible, l’administration doit justifier ses critères techniques avec transparence.L’exécution pose aussi problème. Le chantier prévu sur 4 mois aurait duré 20 mois sans être achevé, sans pénalités ni sanctions. Pire, d’autres marchés ont ensuite été attribués à des groupements incluant une entité CTM, dont un de plus de 11 millions de dollars pour des postes à Nouakchott. L’OTI émet l’hypothèse d’une collusion ou d’une influence liée à un député présenté comme propriétaire. L’auteur refuse de l’affirmer mais exige une réponse de l’État par les documents, pas par le silence.Le point le plus grave concerne la supervision. Selon des sources internes, les raccordements n’auraient pas été suivis par des ingénieurs spécialisés mais par un proche du député associé au marché. Si c’est avéré, on passe de la commande publique à un risque de sécurité industrielle.Le rapport n’établit pas que les câbles étaient défectueux. Il signale qu’un ingénieur privilégie cette piste et que des fumées sont apparues dans des coffrets récemment raccordés. Il demande une expertise d’isolation et d’analyse des métaux. Il n’établit pas non plus de violation de la loi 038-2013 sur l’incompatibilité des députés, mais signale l’appartenance supposée de la société à un élu de Nouakchott-Sud.En conclusion, l’auteur demande la publication des rapports d’évaluation, des attestations et des décisions de recours par la SOMELEC. Il appelle la commission d’enquête à vérifier le rôle de l’entreprise à Zouerate, à analyser les câbles et à identifier les superviseurs. Il ne vise personne, mais réclame que les documents parlent. Car un pays se protège en vérifiant avant, pas seulement en punissant après.

Mansour LY ,le 2 Septembre 2026

02/09/2026