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Conférence Régionale sur l’autonomisation des Communautés Discriminées

Samedi 5 Avril 2025

Accra, la capitale du Ghana, abrite actuellement une conférence régionale traitant de «l’autonomisation des communautés discriminées sur la Base du Travail et de l’Ascendance en Afrique(CDWD) ».


La Mauritanie est représentée à ce forum par Cheikh Sidaty Ould Hamadi, un cadre de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA).
Le délégué de la mouvance abolitionniste a présenté une communication sous le thème « situation des Communautés Discriminées sur la Base du Travail et de l’Ascendance en Mauritanie » avec « une étude de  cas : les   Haratines et les Komos (dans la société soninké) ».
Une communication qui présente « le contexte historique et sociologique » du phénomène, met en lumière « les manifestations des discriminations basées sur l’ascendance et le travail »  et explique au passage que « les inégalités sociales en Mauritanie, trouvent leurs racines dans des systèmes historiques de domination. L’esclavage et la stratification sociale, ont façonné les rapports  entre différentes communautés, créant des statuts hiérarchiques qui demeurent encore aujourd’hui ».
La présentation du militant de l’IRA devant les participants à la conférence (CDWD), expose la question de « ces discriminations » dans toutes les sociétés : maures noirs, les Komos chez les Soninkés, la question des castes au sujet des autres communautés, et apporte un éclairage sur la dimension économique des inégalités….
Elle formule plusieurs recommandations « pour une inclusion effective sur le plan politique et de l’accès aux ressources, la sensibilisation pour un changement de mentalités…. ».
           







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L’honorable député Fraba Ngom de retour dans le Bossea

L’honorable député Farba Ngom est revenu dans son fief, la commune des Agnam, le samedi 9 Mai 2026, au terme d’un voyage ordinaire qui a pris les allures d’une véritable caravane politique, au vu de l’accueil populaire réservé par les populations des différentes localités situées sur un parcours de près de six cents kilomètres. Des sénégalais en liesse, depuis Touba, jusqu’à Agnam, en passant par Dara Djolof, Linguère, Ranerou, Ouro Sogui....

Proche du président Macky Sall dont il représente un des piliers du cercle des intimes, Mahamadou Ngom, dit Farba, revient sur la terre du Fouta, après plus d’une année d’absence forcée, imputable à des ennuis judiciaires liés à une reddition de comptes, transformée en une vulgaire vendetta par le régime PASTEF. Un parti dont le chef, par ailleurs Premier ministre du Sénégal, est venu jusqu’à Agnam, pour annoncer aux populations, sur un tempo digne de la rhétorique des administrateurs coloniaux des années 1910, le prochain embastillement de l’édile de cette grande commune du Bossea. 
La suite se décline à travers un dossier fabriqué par la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF). Une institution anti-blanchiment dévoyée, transformée en outil de traque, loin de sa mission originelle, après le départ de Ramatoulaye Gadio et l’arrivée d’un fonctionnaire des impôts, Ahmadou Bamba Siby, éminent membre du PASTEF. Un politicien, qui mit entièrement la CENTIF au service de l’agenda de vengeance et de revanche d’Ousmane Sonko.
Placé en détention provisoire le 27 Février 2025 pour « association de malfaiteurs, escroquerie sur les deniers publics et blanchiment de capitaux », le député-maire des Agnam a été remis en liberté provisoire sous contrôle judiciaire par la Cour Suprême, confirmant les ordonnances du juge d’instruction et de la Chambre d’accusation financière, le 28 Avril 2026. Des décisions prises par les juges du siège, dont l’exécution avait été retardée pendant plusieurs mois par les recours systématiques du Parquet, qui ressemblent plus à des manœuvres dilatoires visant à prolonger le plus longtemps possible une commande politique.
 Une hypothèse parfaitement illustrée par ce rappel factuel : une affaire de blanchiment présumé de 125 milliards, ridiculement transformée, par les politiciens commanditaires, en une histoire « d’usage de deux téléphones par un détenu », simple infraction au règlement intérieur de l’établissement pénitentiaire.  Un nouveau dossier, sur lequel le député a été entendu pour les besoins d’une enquête préliminaire, en violation de son immunité, et dont toutes les pièces ont été annulées par la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Dakar, le 26 Avril, la Cour suprême rejetant le recours du Parquet général, le 28 Avril.
La vérité à quelque chose de particulier,on peut retarder son éclatement,mais impossible de l'annuler.
 

Amadou Seck Seck
10/05/2026