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SOCIETE

URGENT : DES DIFFUSEURS ET EDITEURS DE PRESSE DU SENEGAL 🇾🇳🇾🇳🇾🇳. CDEPS

Dakar, le 8 juillet 2025. Menaces sur le Groupe Futurs Médias Le CNRA instrumentalisé contre la presse Le CDEPS exprime sa profonde indignation et son inquiétude à la suite de la Décision 0001/CNRA...

Les Ă©tudiants de l’Ecole Nationale d’Administration au Port de Nouakchott

Le Port Autonome de Nouakchott, dit Port de l’AmitiĂ© (PANPA), a reçu une visite des Ă©tudiants de l’Ecole Nationale d’Administration, de Magistrature et de Journalisme (ENAMJ), le jeudi 19 juin...

Agence Akhbar : 22ans sur la scÚne médiatique

Al Akhbar, agence de presse privĂ©e mauritanienne, crĂ©e en 2003, venue casser le monopole sur l’information de l’AMI, organe d’état, a fĂȘtĂ© 22 ans de prĂ©sence sur la scĂšne mĂ©diatique, vendredi soir....

Drames sans fin sur les routes

Les routes de Mauritanie ont fait trop de morts et de dĂ©gĂąts matĂ©riels ces derniers mois. Le drame le plus rĂ©cent dans cette sĂ©rie macabre, date du samedi 19 juillet, avec « l’entrĂ©e en...

Mehla mint Ahmed élue présidente du RONGAF

Mme Mehla mint Ahmed, prĂ©sident de l’Observatoire Mauritanien pour les Droits de la Femme et de la Fille(OMDFF), ancienne ministre de la culture sous la transition (2005/2007), a Ă©tĂ© Ă©lue prĂ©sidente...
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Mondial 2026 : le SĂ©nĂ©gal champion d’Afrique, le journal sportif L’Équipe prĂ©vient la France

19/01/2026

Chapions League Afrique mini foot : FC BarkĂ©ol proche d’un sacre historique

04/10/2025

AG de la FFRIM et mutation en congrĂšs

12/06/2025

La FFRIM nomme M. Aritz LĂłpez Garai Ă  la tĂȘte de la sĂ©lection nationale “A” de Mauritanie (CommuniquĂ©)

17/01/2025

Litige financier avec le PSG : Mbappé passe à la vitesse supérieure

21/08/2024

Angleterre: Phil Foden élu "Joueur de l'année" par ses pairs

21/08/2024

À l’origine d’une campagne chauvine


11/06/2024

Mondial 2030 : La finale se jouera au Maroc ou en Espagne

20/03/2024

RD Congo/Mauritanie: 2-0

16/11/2023

Ballon d'Or 2023 : Et de huit pour Lionel Messi

31/10/2023

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ColĂšre autour de la mort suspecte de Fatimata Ba

Fatimata Hamady Bù, une jeune divorcée de 33 ans, mÚre de 3 enfants, domiciliée dans la commune de Riad, est allée à une cérémonie de mariage organisée dans la commune de Dar Naim, dans la soirée du samedi 18 avril.

En sortant de la demeure familiale, elle venait, sans le savoir, de jeter le dernier regard Sur sa progéniture.
 En effet, son corps sans vie, est retrouvĂ© quelques heures plus tard, dans des conditions suspectes, cachĂ© dans un entrepĂŽt de Dar Naim, selon des tĂ©moignages.
Cet Ă©pisode cruel, est le point de dĂ©part d’un feuilleton marquĂ© par la colĂšre et des rumeurs invĂ©rifiables “sur une autopsie” fortement contestĂ©e par la famille.
 Les organisations dĂ©diĂ©es Ă  la protection des droits des femmes, des filles, les ONG de dĂ©fense des droits humains se mobilisent.
 La toile s’enflamme, pour rappeler l’interminable spirale de “fĂ©minicides” (une qualification Jusque lĂ , inconnue de notre lĂ©gislation pĂ©nale) qui a frappĂ© la sociĂ©tĂ© mauritanienne au cours des 15 derniĂšres annĂ©es.
La premiÚre sortie officielle sur cette nouvelle affaire, intervient vendredi aprÚs midi, avec le procureur de la République prÚs le tribunal de Nouakchott Nord, Cheikh Baye ould Sidi.
Face Ă  la presse, le chef du parquet de Nouakchott/Nord, annonce “les investigations ont permis d’identifier, un suspect Ă  l’étranger (SĂ©nĂ©gal), moins de 48 heures aprĂšs les faits” invite “à la retenue et Ă  la responsabilitĂ©â€ dans le traitement mĂ©diatique de cette douloureuse et sensible affaire.
Dans le mĂȘme timing, on note une montĂ©e de la pression de la sociĂ©tĂ© civile, Ă  travers une dĂ©claration du Forum National des Organisation des Humains (FONADH), un collectif d’une vingtaine d’ONG, dĂ©plorant “un meurtre prĂ©sumĂ©, un acte de violence odieux, qui interroge profondĂ©ment sur notre sociĂ©tĂ© et nous interpelle, sur la sĂ©curitĂ© des femmes et des jeunes filles en Mauritanie”.
Faisant Ă©chos aux revendications de la famille de la victime, le FONADH rĂ©clame “une autopsie impartiale et crĂ©dible, en prĂ©sence d’un reprĂ©sentant de la famille de la dĂ©funte”.
Pour les amis du prĂ©sident Mamadou Sarr “ce Ă©niĂšme drame, rappelle l’urgence de l’adoption de la loi Karama, pour renforcer la lutte contre les violences ciblant les femmes et les filles”.
 Sous rĂ©serve des rĂ©sultats de l’enquĂȘte prĂ©liminaire et du traitement que la justice va rĂ©server Ă  l’affaire Fatimata Hamady BĂą, on peut rappeler que plusieurs femmes et jeunes filles, ont perdu la vie dans des conditions atroces Ă  Nouakchott et quelques villes de l’intĂ©rieur, depuis l’affaire Penda Sogue.
Une longue liste d’horreur, une comptabilitĂ© macabre, mais un phĂ©nomĂšne de sociĂ©tĂ©, sur lequel il est nĂ©cessaire de jeter un regard froid, au delĂ  de l’émotion.
 Le premier pas, pour arrĂȘter la longue liste des suppliciĂ©es, c’est nommer le problĂšme, qui s’appelle “fĂ©minicide” et trouver une qualification adaptĂ©e Ă  ces faits criminels, dans le cadre de notre lĂ©gislation pĂ©nale, sommĂ©e de s’adapter Ă  l’évolution d’une sociĂ©tĂ© en mutations   et fortement agressĂ©e par de nouveaux phĂ©nomĂšnes urbains.
SollicitĂ© par rapport au concept de “fĂ©minicide” le Pr LĂŽ Gourmo, avocat au barreau de Nouakchott, apporte un Ă©clairage “en droit mauritanien, il n ‘y a aucune rĂ©fĂ©rence au concept de fĂ©minicide, pas de rĂ©gime juridique particulier, c’est Ă  dire un droit spĂ©cifique applicable Ă  ce type de violence, meurtres ou assassinats, liĂ©s au sexe.
Le concept genre, a Ă©tĂ© rejetĂ© au moment des dĂ©bats du parlement sur la loi Karama, alors que le Conseil des Ministres l’avait adoptĂ©.
Notre lĂ©gislation pĂ©nale, reste rĂ©gie par les notions traditionnelles, telles que le meurtre, l’assassinat et les infractions d’atteinte aux personnes, sans rĂ©fĂ©rence spĂ©cifique au genre, mĂȘme si la rĂ©pĂ©tition des actes et le lien conjugal, peut agir comme une circonstance aggravante dans le traitement des affaires de ce type”.
 Des associations mĂšnent une intense activitĂ© dans ce sens, mais rencontrent des blocages religieux et sociologiques.
 
 â€œPar contre” ajoute l’avocat “dans les dĂ©bats, y compris au sein du parlement, il y un rĂ©el effort qui est fait, pour tenter de clarifier spĂ©cifiquement, des violences touchant aux femmes en raison de leur genre.
Mais  une partie de l’opinion politique, reste hostile Ă  ce concept, qu’il considĂšre comme importĂ© de l’occident”.

 

Amadou Seck Seck
25/04/2026