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ColĂšre autour de la mort suspecte de Fatimata Ba
Fatimata Hamady Bù, une jeune divorcée de 33 ans, mÚre de 3 enfants, domiciliée dans la commune de Riad, est allée à une cérémonie de mariage organisée dans la commune de Dar Naim, dans la soirée du samedi 18 avril.
En sortant de la demeure familiale, elle venait, sans le savoir, de jeter le dernier regard Sur sa progéniture.
En effet, son corps sans vie, est retrouvé quelques heures plus tard, dans des conditions suspectes, caché dans un entrepÎt de Dar Naim, selon des témoignages.
Cet Ă©pisode cruel, est le point de dĂ©part dâun feuilleton marquĂ© par la colĂšre et des rumeurs invĂ©rifiables âsur une autopsieâ fortement contestĂ©e par la famille.
Les organisations dédiées à la protection des droits des femmes, des filles, les ONG de défense des droits humains se mobilisent.
La toile sâenflamme, pour rappeler lâinterminable spirale de âfĂ©minicidesâ (une qualification Jusque lĂ , inconnue de notre lĂ©gislation pĂ©nale) qui a frappĂ© la sociĂ©tĂ© mauritanienne au cours des 15 derniĂšres annĂ©es.
La premiÚre sortie officielle sur cette nouvelle affaire, intervient vendredi aprÚs midi, avec le procureur de la République prÚs le tribunal de Nouakchott Nord, Cheikh Baye ould Sidi.
Face Ă la presse, le chef du parquet de Nouakchott/Nord, annonce âles investigations ont permis dâidentifier, un suspect Ă lâĂ©tranger (SĂ©nĂ©gal), moins de 48 heures aprĂšs les faitsâ invite âĂ la retenue et Ă la responsabilitĂ©â dans le traitement mĂ©diatique de cette douloureuse et sensible affaire.
Dans le mĂȘme timing, on note une montĂ©e de la pression de la sociĂ©tĂ© civile, Ă travers une dĂ©claration du Forum National des Organisation des Humains (FONADH), un collectif dâune vingtaine dâONG, dĂ©plorant âun meurtre prĂ©sumĂ©, un acte de violence odieux, qui interroge profondĂ©ment sur notre sociĂ©tĂ© et nous interpelle, sur la sĂ©curitĂ© des femmes et des jeunes filles en Mauritanieâ.
Faisant Ă©chos aux revendications de la famille de la victime, le FONADH rĂ©clame âune autopsie impartiale et crĂ©dible, en prĂ©sence dâun reprĂ©sentant de la famille de la dĂ©funteâ.
Pour les amis du prĂ©sident Mamadou Sarr âce Ă©niĂšme drame, rappelle lâurgence de lâadoption de la loi Karama, pour renforcer la lutte contre les violences ciblant les femmes et les fillesâ.
Sous rĂ©serve des rĂ©sultats de lâenquĂȘte prĂ©liminaire et du traitement que la justice va rĂ©server Ă lâaffaire Fatimata Hamady BĂą, on peut rappeler que plusieurs femmes et jeunes filles, ont perdu la vie dans des conditions atroces Ă Nouakchott et quelques villes de lâintĂ©rieur, depuis lâaffaire Penda Sogue.
Une longue liste dâhorreur, une comptabilitĂ© macabre, mais un phĂ©nomĂšne de sociĂ©tĂ©, sur lequel il est nĂ©cessaire de jeter un regard froid, au delĂ de lâĂ©motion.
Le premier pas, pour arrĂȘter la longue liste des suppliciĂ©es, câest nommer le problĂšme, qui sâappelle âfĂ©minicideâ et trouver une qualification adaptĂ©e Ă ces faits criminels, dans le cadre de notre lĂ©gislation pĂ©nale, sommĂ©e de sâadapter Ă lâĂ©volution dâune sociĂ©tĂ© en mutations et fortement agressĂ©e par de nouveaux phĂ©nomĂšnes urbains.
SollicitĂ© par rapport au concept de âfĂ©minicideâ le Pr LĂŽ Gourmo, avocat au barreau de Nouakchott, apporte un Ă©clairage âen droit mauritanien, il n ây a aucune rĂ©fĂ©rence au concept de fĂ©minicide, pas de rĂ©gime juridique particulier, câest Ă dire un droit spĂ©cifique applicable Ă ce type de violence, meurtres ou assassinats, liĂ©s au sexe.
Le concept genre, a Ă©tĂ© rejetĂ© au moment des dĂ©bats du parlement sur la loi Karama, alors que le Conseil des Ministres lâavait adoptĂ©.
Notre lĂ©gislation pĂ©nale, reste rĂ©gie par les notions traditionnelles, telles que le meurtre, lâassassinat et les infractions dâatteinte aux personnes, sans rĂ©fĂ©rence spĂ©cifique au genre, mĂȘme si la rĂ©pĂ©tition des actes et le lien conjugal, peut agir comme une circonstance aggravante dans le traitement des affaires de ce typeâ.
Des associations mÚnent une intense activité dans ce sens, mais rencontrent des blocages religieux et sociologiques.
âPar contreâ ajoute lâavocat âdans les dĂ©bats, y compris au sein du parlement, il y un rĂ©el effort qui est fait, pour tenter de clarifier spĂ©cifiquement, des violences touchant aux femmes en raison de leur genre.
Mais une partie de lâopinion politique, reste hostile Ă ce concept, quâil considĂšre comme importĂ© de lâoccidentâ.
En effet, son corps sans vie, est retrouvé quelques heures plus tard, dans des conditions suspectes, caché dans un entrepÎt de Dar Naim, selon des témoignages.
Cet Ă©pisode cruel, est le point de dĂ©part dâun feuilleton marquĂ© par la colĂšre et des rumeurs invĂ©rifiables âsur une autopsieâ fortement contestĂ©e par la famille.
Les organisations dédiées à la protection des droits des femmes, des filles, les ONG de défense des droits humains se mobilisent.
La toile sâenflamme, pour rappeler lâinterminable spirale de âfĂ©minicidesâ (une qualification Jusque lĂ , inconnue de notre lĂ©gislation pĂ©nale) qui a frappĂ© la sociĂ©tĂ© mauritanienne au cours des 15 derniĂšres annĂ©es.
La premiÚre sortie officielle sur cette nouvelle affaire, intervient vendredi aprÚs midi, avec le procureur de la République prÚs le tribunal de Nouakchott Nord, Cheikh Baye ould Sidi.
Face Ă la presse, le chef du parquet de Nouakchott/Nord, annonce âles investigations ont permis dâidentifier, un suspect Ă lâĂ©tranger (SĂ©nĂ©gal), moins de 48 heures aprĂšs les faitsâ invite âĂ la retenue et Ă la responsabilitĂ©â dans le traitement mĂ©diatique de cette douloureuse et sensible affaire.
Dans le mĂȘme timing, on note une montĂ©e de la pression de la sociĂ©tĂ© civile, Ă travers une dĂ©claration du Forum National des Organisation des Humains (FONADH), un collectif dâune vingtaine dâONG, dĂ©plorant âun meurtre prĂ©sumĂ©, un acte de violence odieux, qui interroge profondĂ©ment sur notre sociĂ©tĂ© et nous interpelle, sur la sĂ©curitĂ© des femmes et des jeunes filles en Mauritanieâ.
Faisant Ă©chos aux revendications de la famille de la victime, le FONADH rĂ©clame âune autopsie impartiale et crĂ©dible, en prĂ©sence dâun reprĂ©sentant de la famille de la dĂ©funteâ.
Pour les amis du prĂ©sident Mamadou Sarr âce Ă©niĂšme drame, rappelle lâurgence de lâadoption de la loi Karama, pour renforcer la lutte contre les violences ciblant les femmes et les fillesâ.
Sous rĂ©serve des rĂ©sultats de lâenquĂȘte prĂ©liminaire et du traitement que la justice va rĂ©server Ă lâaffaire Fatimata Hamady BĂą, on peut rappeler que plusieurs femmes et jeunes filles, ont perdu la vie dans des conditions atroces Ă Nouakchott et quelques villes de lâintĂ©rieur, depuis lâaffaire Penda Sogue.
Une longue liste dâhorreur, une comptabilitĂ© macabre, mais un phĂ©nomĂšne de sociĂ©tĂ©, sur lequel il est nĂ©cessaire de jeter un regard froid, au delĂ de lâĂ©motion.
Le premier pas, pour arrĂȘter la longue liste des suppliciĂ©es, câest nommer le problĂšme, qui sâappelle âfĂ©minicideâ et trouver une qualification adaptĂ©e Ă ces faits criminels, dans le cadre de notre lĂ©gislation pĂ©nale, sommĂ©e de sâadapter Ă lâĂ©volution dâune sociĂ©tĂ© en mutations et fortement agressĂ©e par de nouveaux phĂ©nomĂšnes urbains.
SollicitĂ© par rapport au concept de âfĂ©minicideâ le Pr LĂŽ Gourmo, avocat au barreau de Nouakchott, apporte un Ă©clairage âen droit mauritanien, il n ây a aucune rĂ©fĂ©rence au concept de fĂ©minicide, pas de rĂ©gime juridique particulier, câest Ă dire un droit spĂ©cifique applicable Ă ce type de violence, meurtres ou assassinats, liĂ©s au sexe.
Le concept genre, a Ă©tĂ© rejetĂ© au moment des dĂ©bats du parlement sur la loi Karama, alors que le Conseil des Ministres lâavait adoptĂ©.
Notre lĂ©gislation pĂ©nale, reste rĂ©gie par les notions traditionnelles, telles que le meurtre, lâassassinat et les infractions dâatteinte aux personnes, sans rĂ©fĂ©rence spĂ©cifique au genre, mĂȘme si la rĂ©pĂ©tition des actes et le lien conjugal, peut agir comme une circonstance aggravante dans le traitement des affaires de ce typeâ.
Des associations mÚnent une intense activité dans ce sens, mais rencontrent des blocages religieux et sociologiques.
âPar contreâ ajoute lâavocat âdans les dĂ©bats, y compris au sein du parlement, il y un rĂ©el effort qui est fait, pour tenter de clarifier spĂ©cifiquement, des violences touchant aux femmes en raison de leur genre.
Mais une partie de lâopinion politique, reste hostile Ă ce concept, quâil considĂšre comme importĂ© de lâoccidentâ.
Amadou Seck Seck
25/04/2026








