L’électricité ou la catastrophe de l’investissement ?

Mercredi 2 Septembre 2026

Ce qui se passe à Nouakchott avec les usines de poisson n’est plus une simple coupure d’électricité. C’est devenu une véritable négligence à l’égard des investisseurs et de l’économie du pays.



L’électricité était coupée plus de la moitié de la journée pendant six jours, obligeant les propriétaires des chambres froides à garder les portes fermées afin de préserver la température. Lorsqu’ils ont finalement ouvert les chambres froides, le constat était catastrophique : la totalité du stock était perdue.

Nous ne parlons pas d’une ampoule domestique, mais de capitaux investis, de crédits, d’intérêts, de salaires et d’engagements commerciaux.

Le plus révoltant est que la société mauritanienne d’électricité semble agir comme si cette situation ne la concernait pas.

Comment peut-on parler d’attractivité et d’encouragement de l’investissement alors qu’une coupure d’électricité peut détruire un investissement entier, laissant ensuite l’investisseur seul face à ses pertes ?

Les partenaires et bénéficiaires de ce secteur, notamment la SMCP, la SOMELEC et toutes les entités qui imposent des taxes, redevances ou prélèvements à ces entreprises sinistrées, doivent également assumer une part de la responsabilité, notamment en renonçant à une partie des factures et redevances dues au cours des prochains mois, afin de contribuer à absorber ces pertes.

L’investisseur ne doit pas être considéré comme un partenaire uniquement lorsqu’il s’agit de payer les factures, puis être abandonné lorsqu’une catastrophe survient.

Si l’État est réellement sérieux dans sa volonté de protéger l’investissement, il doit être un partenaire dans les crises comme il l’est lorsqu’il s’agit de percevoir les recettes.

À ce rythme, nous n’attirons pas l’investissement… nous le faisons fuir.
FGP 
Federation générale de la pêche 
Zone -sud 
Le président